ADHÉRENCES DE LA LANGUE
succès moins sûr , que l’adhérence s’étend à une plus grande distance.
1419. L’opération terminée , le pansement doit avoir pour but de maintenir l’ouverture suffisamment dilatée : on remplit cette indication par l’introduction de bourdonnets de charpie, d’un tuyau de plume entouré de linge, d’une canule de gomme élastique , ou des tubes proposés par Bell (1 ). Ces différentes pièces doivent être enduites d’un emplâtre dessiccalif, et tenues en place par un bandage que l’on passe autour de la tête. L’appareil doit être renouvelé tous les jours à chaque pansement; la plaie doit être nettoyée, une injection d’eau blanche doit être faite, et l’appareil remis en place. Si ces corps étrangers solides déterminent trop d’irritation , on les remplace par des bourdonnets de charpie. Ces pansements doivent être continués jusqu’à ce que la surface de la plaie se soit cicatrisée, et même plus longtemps jusqu’à ce que l’on soit persuadé qu’il n’existe plus aucune tendance au rétrécissement. Si on s’aperçoit que celte tendance existe, elle doit être combattue par l’emploi de substances dilatantes, telles qu’éponges préparées , etc.
Si le rétrécissement ou l’oblitération des narines est compliquée de l’adhérence de la lèvre avec le nez, on détruit d’abord cette adhérence avec le bistouri, et, lorsque la plaie est guérie, on procède à la dilatation des fosses nasales.
La tendance à une nouvelle oblitération est si grande qu on doit s’abstenir de toute opération pour peu qu’il y ait d’inflammation. Lorsque le rétrécissement est dû à un développement anormal des os du nei , il est impossible d’en obtenir la dilatation.