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VII. Imperforation et rétrécissement de l'orifice buccal

1428. L’imperforation de la bouche résultant d’un vice de conformation première est très-rare ; le plus souvent elle est compliquée de quelque autre affection du même genre. Pour y remédier on soulève avec la pince un pli vertical au niveau de l’endroit où doit être un des angles de la bouche ; on y fait une petite incision horizontale ; puis, avec une sonde cannelée , on achève de faire la section de la membrane obturatrice.

1429. Le rétrécissement de l’orifice buccal est souvent le résultat de grandes cicatrices , à la suite de l’opération du cancer des lèvres par exemple ; mais en général les lèvres se dilatent peu à peu et à un degré convenable. Lorsque au contraire les cicatrices sont dures et irrégulières, telles que celles qui surviennent après les brûlures , les ulcères , etc. , cette dilatation n’est pas possible ; il faut agrandir la bouche à l’aide d’une incision faite à chacun de ses angles.

Dans un cas où , à la suite d’une cicatrice vicieuse , la bouche était rétrécie de moitié , Krüger- Hansen (1) fit , à l’endroit où devait se trouver la commissure des lèvres, une ponction avec le trocart, passa un fil de plomb dont il tordit les deux extrémités, et qu’il laissa en place jusqu’à cicatrisation complète de celte ouverture, puis il acheva l’incision du resle de l’adhérence. — L’incision pure et simple de l’angle delà bouche, loin d’amener un bon résultat, ne sert ordinairement qu’à aggraver Je mal. — Un fil de plomb gêne beaucoup lemalad&k^t l’orifice buccal formé par ce moyen est toujiCTg\alleux.

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RÉTRÉCISSEMENT DE LOESOPHAGE.

plus avantageux. 11 consiste à enlever , de chaque côté, une épaisse bandelette composée de toutes les parties molles , à l'exception de la muqueuse , qu’on laisse intacte ; à disséquer cette muqueuse, du côté de la bouche, dans une certaine étendue en haut et en bas puis à la diviser horizontalement sur sa partie moyenne jusqu’à peu de distance de l’angle de la bouche. Cela fait on réfléchit la muqueuse sur les bords de la plaie , on la met en rapport avec la peau, à laquelle on la fixe à l’aide de quelques aiguilles très-fines et d’un fil entortillé. Près de la partie intacte des lèvres, la muqueuse réfléchie forme un pli qui s’efface avec le temps ; on recommande de ne pas exercer des tractions trop fortes sur la partie de la muqueuse qui avoisine les angles de la bouche , et que l’on n’a pas divisée.

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