ÉTRÉCISSEMENTS BU CANAL DE L URÈTRE
qu’on doive craindre que IVscharre détermine une rétention d’urine, alors même qu’il y aurait plusieursrétrécissements ; il pense d’ailleurs que, si cette rétention survenait, l’introduction d’une bougie la ferait cesser complètement. — Lallemand regarde comme tout à fait inutile la dilatation ultérieure à l’aide d’un dilatateur, et pense que cet i instrument ne saurait prendre les courbures nécessaires 1 aux différentes courbures de l’urètre; mais mon expérience personnelle ne s’accorde nullement avec cette opinion du professeur rie Montpellier ; il pense encore que les sondes élastiques courbes ou les bougies de cire sont préférables; qu’il suffit de les laisser dans le canal pendant quinze ou i vingt minutes, et qu’on ne doit pas dépasser le n° 11 ou 12; que, lorsque ces n°s peuvent être admis, on doit être I sûr du résultat.
Le traitement que Dupuytren a mis pendant longtemps [ en usage avec un rare bonheur consiste à introduire, à travers l’obstacle , une sonde conique, très-flexible, à extrémité filiforme et soyeuse, qui, pénétrant peu à peu, finit par arriver spontanément dans la vessie sans déterminer ! aucune douleur, et sans exposer aux fausses routes. Si le rétrécissement est très-considérable , et que la bougie la I plus fine ne puisse le traverser, on l’introduit jusqu’à I J l’obstacle , et on la laisse là ; quelques heures après elle s’est engagée d'elle-même dans le rétrécissement, et, au bout de huit à douze heures, elle est arrivée dans la vessie; on lui en .substitue une seconde un peu plus volumineuse , et il est rare que, au bout de quarante-huit heures, on ne } i puisse introduire une sonde d'un calibre ordinaire ; la boui j gie arrive si promptement dans la vessie que la rétention i complète de l’urine n’est pas , aux yeux de Dupuytren , un obstacle à l’emploi de cette méthode.
[Noie du traducteur .)
1517. Les opinions sont encore Irès-partagées i sur la question de savoir si on doit préférer le traitement par les bougies au traitement par la cautérisation. Sans vouloir trancher la question, nous pensons que les inconvénients qui l’ont en général rejeter la cautérisation ne sont attachés qu’à la mé-,
J Ihode qui emploie les sondes armées, et nullement aux procédés de Ducamp et de Lallemand ; que ces derniers offrent une grande sûreté dans l’exceui tion etun résultat plus prompt et plus durable que les bougies. Les douleurs qu’ils déterminent sont J faibles, et l’expérience a démontré que les points indurés du canal sont insensibles, et que les douleurs qu’on éprouve quelquefois tiennent à ce que le caustique a porté sur quelque partie saine. La cautérisation offre plus d’avantage dans les cas de i rétrécissements durs et anciens ; mais, lorsque I l’obstacle est récent, qu’il peut être facilement distendu, et surtout s’il n’occupe pas une trop grande étendue, la dilatation atteint rapidement le but qu’on se propose, et doit être préférée à la cautérisation. Dans les cas de ce genre j’ai retiré de grands avantages de l’introduction pendant quinze ou vingt minutes par jour des bougies à ventre dé Ducamp. Dans les rétrécissements étroits et de peu d’étendue [ la dilatation peut offrir quelques avantages, mais la guérison qu’elle procure se fait longtemps attendre, et ne saurait être aussi assurée que celle qu’on obtient par la cautérisation. Dans les cas ; d’obstacles anciens et très-résistants la cautérisation doit être préférée. L’avantage de pouvoir, avec des