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bougies, attaquer plusieurs rétrécissements à la fois se rencontre également dans le procédé de Lallemand. Lorsque la sensibilité de l’urètre est telle que ce canal ne peut supporter la présence des sondes, et surtout lorsque, dans ces cas, on peut redouter les accidents indiqués § 1504, la cautérisation doit être mise en usage, car elle diminue considérablement la sensibilité des parties.
Dans les cas de dégénérations fongueuses de la muqueuse de la prostate, qui surviennent quelquefois (§ 1493) dans les rétrécissements anciens, Lallemand cautérise la surface dégénérée de cette membrane afin de lui rendre sa vitalité.
Nous devons mentionner ici un procédé qui a trouvé de nombreux partisants et de nombreux adversaires, c’est le cathétérisme de May or (1) : ce praticien pense que les succès de la cautérisation doivent peut-être être attribués, du moins en partie , à la dilatation que l’on emploie avant, pendant et après l’application du caustique, et que ce traitement finira , comme tant d’autres , par tomber en désuétude ; que la compression de dedans en dehors des parois du canal est et sera toujours un des moyens les plus efficaces pour combattre les rétrécissements ; que le cathétérisme est beaucoup plus facile avec des sondes métalliques qu’avec des sondes emplastiques, élastiques, etc; que l’introduction préalable des sondes exploratrices graduées ou non est à pure perte pour le succès de l’opération; qu’un corps arrondi à son extrémité et d’un certain volume écarte et enfile un canal membraneux, tel que l’urètre, avec moins d’inconvénient et de danger qu’un corps petit, et, à plus forte raison , qu’un corps pointu. Ces considérations étant posées, et appuyées de comparaisons plus ou moins ingénieuses et plus ou moins fausses, il prélude ordinairement avec un cathéter dont l’extrémité arrondie a environ deux lignes de diamètre ; il le porte sur la portion rétrécie de l’urètre, où il ne craint pas de l’appuyer avec énergie, et essaie de le faire pénétrer en exécutant alternativement, et avec quelques efforts, de petits mouvements de gauche à droite, d’avant en arrière , de vrille , de va et vient, etc.; il continue de la sorte ses essais de pression avec le même instrument s’il fait quelques progrès; mais, s’il a lieu de croire qu’il n’avance pas , que l’obstacle résiste trop fortement, alors il a recours , et toujours en procédant de la même manière , à des numéros successivement plus forts (son plus gros numéro a quatre lignes et demie de diamètre); il s’autorise précisément de ce volume de plus en plus considérable pour graduer de même ses efforts , et les rendre de plus en plus inoffensifs, quoique toujours plus énergiques.
Tout ce système de cathétérisme se résume par cette phrase extraite de son ouvrage (pag. 7) : « Quelque considérables que soient les rétrécissements, au lieu de les attaquer avec des corps d’un petit calibre , il faut se servir de gros cathéters ; et, plus le rétrécissement est prononcé et opiniâtre , en d’autres termes, plus l’urètre offre de difficultés au cathétérisme et à la libre excrétion des urines , plus aussi fai soin de m’armer d’un cathéter de mus eh
mus VOLUMINEUX. »
Après l’exposition de son système, il ajoute : « Le procédé que j’indique deviendra tôt ou tard populaire, n — Douce illusion ! je crois bien plutôt qu’il restera, dans le9 fastes de la science , confondu avec ces productions bizarres qui n’ont plus aujourd’hui qu’un intérêt purement historique. — Dupuytren (2) disait : « Je voudrais pouvoir
(1) Sur le cathétérisme simple et forcé, 2= édit. Paris,
(2) Leçon de clinique du 12 janvier 1833.