VI. Corps étrangers dans le larynx et la trachée
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(1) Messerschmidt, cité par Walther.
(2) Nolet, cité par Morand.
(3) Maladies réputées chirurgicales, t. U. pag. 73.
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1569. Les corps étrangers tombent dans le larynx lorsque, pendant l’acte de la déglutition, l’épiglotte est soulevée par l’air chassé des poumons en parlant, en riant, etc. Les accidents qu’ils déterminent dépendent de l’obstacle à l’entrée de l’air , et de l’irritation de la muqueuse des voies aériennes. Au moment même de leur introduction il survient une toux vive et convulsive avec menace de suffocation ; la gorge est le siège d’un sifflement particulier , d’une démangeaison insupportable , qui quelquefois disparait par moment. Le malade indique avec le doigt le siège de la doqleur ; la respiration et ladéglutilion sont plus ou moins pénibles; la voix est altérée, enrouée ou complètement impossible; les fonctions du poumon étant plus ou moins gênées , le sang ne peut revenir librement de la tête : aussi voit-on bientôt la face se tuméfier, prendre une teinte bleuâtre, les jeux sortir des orbites, les veines du cou se gonfler, et, au-dessus de la clavicule, se former une tumeur emphysémateuse. Quelquefois ces accidents persistent longtemps avec la même intensité ; d’autres fois quelques-uns d’entre eux disparaissentmomentanément pour revenir bientôt; mais la douleur fixe , l’oppression et la gêne de la déglutition persistent. Les suites de l’introduction d’un corps étranger dans les voies aériennes que l’on doit redouter sont : la suffocation lorsque l’accès de l’air dans les poumons est impossible ; l’emphysème des poumons lorsque l’air admis dans les organes ne peut en être expulsé; l’inflammation delà trachée et des poumons avec toutes leurs suites; et l’apoplexie, par suite de l’obstacle au retour du sang veineuxdu cerveau aux poumons.
1570. Les accidents varient suivant la position, la forme et la nature du corps étranger. S’il a son siège au niveau de la glotte, et s’il la ferme complètement, le malade est rapidement suffoqué s’il n’est promptement secouru, ou si le corps étranger ne change pas de place sous l’influence des efforts violents d’inspiration et d’expiration , ce qui du reste arrive rarement à cause de la contraction spasmodique des muscles de la glotte. Si la glotte n’est pas complètement obturée par le corps étranger, le malade est pris d’une toux violente et convulsive. S’il est peu volumineux y il peut se
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