V. DE L’ANTHRAX
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De Herrera, De carbunculis animadversiones. Pintise ,
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Bordenave, De anthrace. Parisiis, 1765.
Becking , Der gutartige Carbunkel, etc. Stendal ,
Chatenet , Essai sur l’anthrax. Paris , an IX. — (Thèse.)
Sanson, Dict. de méd. et de chirurg. prat., T. III, art.
Anthrax.
Larrey , Mémoires de chirurg. militaire , vol. I , page 104.
Dupuytren, Leçons orales, T. IY, page 109.
Codet, Diss. sur l’anthrax. Paris, 1813. — (Thèse.)
Vergnies, Traité de l’anthrax non contagieux, etc. Paris.
Marjolin, Dict. de Méd., T. III , art. Anthrax.
108. L’anthrax (carbunculus, anthrax,) consiste dans une inflammation de la peau et du tissu cellulaire sous-jacent circonscrite, formant une tumeur assez considérable , dure , et passant bientôt à l’état gangréneux. Il ne diffère du furoncle que par l’intensité de l’inflammation et sa tendance à déterminer la gangrène. Il diffère de la pustule maligne (§ 31 ), avec laquelle il a une très-grande ressemblance , en ce que cette dernière est toujours le résultat de l’absorption d’une matière particulière.
Il se développe avec une douleur brûlante excessive, une tumeur dure, circonscrite, à la surface de laquelle s’élèvent quelques pustules; la peau devient bleuâtre et noire; la gangrène s’en empare rapidement. Quelquefois elle a déjà envahi toutes les parties profondes avant de se manifester au dehors. La grosseur de l’anthrax est assez variable : souvent de la largeur de la paume de la main , quelquefois il offre une étendue plus considérable. — Ordinairement il se manifeste à la nuque, entre les épaules, sur le dos ou sur les fesses. Il est assez souvent précédé de fièvre, quelquefois aussi il la précède. Celle-ci peut être faible, nerveuse, putride, etc.; et c’est précisément d’après son caractère qu’on a établi la division &’ anthrax symptomatique, malin pestilentiel , idiopathique ou debonne nature.