VI. De la symphyséotomie
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Sigault , Avantages delà section de la symphyse. Paris
Leroy , Recherches hist. et critiq. sur la section de la symphyse. Paris, 1778.
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Krapf , Yersuche iiber die Erweiterung der Beckenhoele : part. I, Tienne, 1780; — part. II, 1781.
Siebotd et Weidmann , Comp. inter sect. cæsaream et dissect. ligament, pubis. Wirceb. , 1779.
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Baudelocque , An in partu impossibili symphysis secanda ? Paris , 1776.
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Lescure1 Diss. sur la symphyse des pubis. Paris , 1803. Gardien , Bulletin des sciences médicales. Paris, 1810, n° 24.
DE LA SYMPHYSÉOTOMIE.
Ansiaux , Sur l’opérât. césar, et la section Je la symphyse. Paris, 1811.
Demangeon , De ossium pubis synchondrotoroiâ. Paris ,
1658. La section de la symphyse des pubis (symphyséotomie, synchondrotomia ) est indiquée quand le diamètre antéro-postérieur du détroit inférieur n’est que de deux pouces et demi à trois pouces, ou lorsque les diamètres Iransverses du détroit supérieur et du détroit inférieur n’ont que de deux à trois pouces.
sur la ligne correspondante à la symphyse on fait une incision qui commence à un demi-pouce au-des< sus du bord supérieur des pubis, et s'étend jusqu'au clitoris, mais sans l’intéresser; on divise dans cette direction toutes les parties molles situées au-devant du cartilage inter-osseux. Pendant qu’un aide refoule l’urètre à droite ou à gauche à l’aide de la sonde , on introduit un fort bistouri convexe , boutonné , sous le bord inférieur de la symphyse , puis on le glisse sur sa face postérieure , et on la divise j de dedans en dehors. Si une artère fournit du sang, on en fait la ligature, ou on exerce une compression convenable.
Il est bien difficile de poser exactement les indications de cette opération , car les résultats des recherches qui ont été faites sur le cadavre ont été si différents que quelques praticiens ont approuvé cette opération sans aucune restriction , tandis que d’autres la rejettent sans aucune exception. Celte opération est autorisée par les recherches et les faits pratiques qui ont été publiés par Ansiaux ( I ) ; il en résulte en effet que les os pubis peuvent , après la section de la symphyse, s’écarter de trois pouces sans que la symphyse sacro-iliaque soit endommagée; que, par cet écartement , le diamètre antéro-postérieur du détroit inférieur gagne environ dix lignes, et que, une partie de la tête de l’enfant passant dans l’espace qui sépare les pubis écartés l’un de l’autre , on gagne encore à peu près cinq lignes. Mais nous devons dire que ces mesures peuvent varier et n’ètre pas les mêmes chez tous les sujets , et qu’il est impossible de prévoir les cas où cela peut ne pas être, ainsi que les cas où la symphyse sacro-iliaque est ossifiée. — Je crois qu’il est important, pourbien apprécier le résultat de ces recherches faites sur le cadavre, de tenir compte du temps qui s’est écoulé depuis la mort du sujet.
D’après les recherches de Vrolick (2) , lorsque l’on écarte les pubis dont on a divisé la symphyse, le sacrum rentre dans la cavité pelvienne , rétrécit sa capacité , et diminue les avantages de la symphyséotomie.
Au reste les avantages de cette opération dans l’accouchement artificiel peuvent encore être contestés ; de nouveaux faits sont nécessaires pour la faire admettre d’une manière définitive (3).
1659. L’opération se fait de la manière suivante ! la malade est couchée sur une table étroite , recouverte d’un matelas ; les poils du pénil sont rasés ; le rectum et la vessie sont vidés , une sonde reste dans ce dernier organe jusqu’à la fin de l’opération;
(1) Clinique chirurgicale, pag. 79.
(2) Siehold’s Journal fiir Geburtshùlfe, vol. I, pag. 542.
Wy, Même journal, vol. I, pag. 502.
Orne , Medic. Communications of the Massachussetts society. Boston, 1808, vol. I.
Goujon , Essai sur la synchondrotomie pubienne. Paris, 1825.
(3) P oyez Reisingcr , die künstiche Frühgeburt , etc. Augsb., 1820.
Si la symphyse était ossifiée , on la scierait à petits traits, avec une petite scie (ou mieux encore avec une scie 1 à chaînons) pendant qu’un aide tiendrait les parties mol- pi pi; les éçartées de la scie. 1
1660. La section faite, les pubis s’écartent or-
dinairement d’eux-mêmes ; mais les aides qui re tiennent les jambes de la malade doivent veillerà ce que cet écartement se fasse avec lenteur; l’accouchement se fait alors par les forces seules de la nature , et, suivant les cas, avecl’assistance de l’art. — Si les pubis ne s’écartaient pas d’eux-mêmes, on ferait porter les cuisses dans l'abduction jusqu'à ce que l’écartement des pubis au niveau de la section fût de deux pouces , deux pouces et demi et même trois pouces.
1661. L’accouchement étant terminé, on rapproche les os pubis aussi exactement que possible en veillant à ce qu’aucune partie molle ne se place entre eux; on réunit la plaie extérieure avec des bandelettes de diachylon ; on met de la charpie , et par-dessus une compresse ; le bassin est solidement fixé par une sang'le, les jambes rapprochées l’uDe de l'autre par un bandage de corps; enfin on recommande à la malade de rester couchée sur le dos, et de ne faire aucune espèce de mouvement.
1 662. Le traitement consécutif doit surtout avoir pour but de prévenir ou de combattre les accidents inflammatoires. Si, pendant l’opération, la vessie ou le canal de l’urètre a été intéressé, on laisse une sonde à demeure. S'il se forme de la suppuration, des trajets flstuleux, de la carie ou de la nécrose, la malade sera soumise à un traitement approprié. L’inflammatiou de la symphyse sacro-iliaque, par suite d’une trop grande distension ou d’une déchi‘ rure , réclame un traitement antiphlogistique. S'il se forme des abcès, il faut les ouvrir immédiatement. Une réunion incomplète des pubis d'où peut résulter la paralysie des membres inférieurs ou la claudication exige l’application d’un bandage fortement serré , le repos au lit , et l’emploi de bains toniques.
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