‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 30 sur 444 · II. INFLAMMATION DE LA PAROTIDE · texte numérisé non relu

II. INFLAMMATION DE LA PAROTIDE

Laghi. Historia epidemicæ constit. in quâ parolides seroso gluline tumentes redduntur. Comment, bonon., vol. V, page l.

Hamilton, Von der Cynancbe Parotidea. Sammlung Abband. fur Aertite, vol. XIV, page 34.

Ilopffi De anginâ parotideâ. Goett., 1799.

Bégin , Dict. de méd. et de chirurg. prat., art. Parotide, T. XII.

BrennecJce, Anginæ parot. descript. pathol. therapeutic, 1801 .

Fasch , Diss. sistens parotides pbysiolog. et patholog. consideratas. Jenæ, 1683.

A. Bergen , Diss. de parotidibus. Francofurti, 1715.

Ebner , De parotide tumente. Budæ, 1780.

Siebold, Diss. de schirrho parotidis, etc. Wurceburgi,

Jacopi, Diss. de anginâ parotideâ. Goett., 1796.

Murat , De la glande parotide considérée, etc. Paris, an XI.

Pickel. Diss. de anginâ parotideâ. Wurceburgi, 1801.

Maurichau-Beauchamp, Des parotides dans les maladies aiguës, an XII.

Murat , Dict. des sciences médic., T. XXXIX, art. Parotide.

126. L’inflammation de la parotide a un cours différent suivant qu’elle est concomitante à une fièvre catarrhale, ou qu’elle constitue une malade critique symptomatique , ou une affection idiopathique.

127. L’angine parotidienne (cynanche parotidea ) consiste en une tumeur tantôt froide, un peu œdémaleuse, tantôt chaude, tendue, douloureuse, de la glande parotide, des glandes sous-maxillaires, quelquefois aussi des amygdales. De là la difficulté, qu’on rencontre dans cette affection, d’avaler, et d’ouvrir la bouche. La peau qui recouvre la tumeur est ordinairement sans changement de couleur, ou bien elle est légèrement rosée : assez souvent on ne rencontre aucune fièvre; le gonflement disparaît promptement, se termine rarement par suppuration. Souvent son développement est précédé de symptômes catarrheux, de frissons, d’abattement; le plus souvent , pendant la marche de la maladie , une fièvre catarrhale, quelquefois très-intense, se manifeste, et, dans ces cas, il n’est pas rare de voir l’inflammation se transporter de la parotide vers un autre organe. Ainsi le gonflement de la parotide disparaît; un violent accès de fièvre se déclare, des frissons surviennent, et bientôt on voit se prendre de gonflement inflammatoire le testicule, les grandes lèvres, les mamelles , etc. ; et en même temps survenir des douleurs dans les lombes et les hanches , un sentiment de chaleur et de picotement dans les parties génitales, et quelquefois disparaître les menstrues. Souvent aussi ces divers symptômes n’empêchent pas la parotide de continuer sa marche; et, lorsqu’ils l’ont fait disparaître, il n’est pas rare de la voir se déclarer de nouveau. Enfin elle peut donner lieu à de la somnolence, à des céphalalgies intenses, à du délire, à des affections inflammatoires ou spasmodiques des mamelles , à des vomissemens , à l’œdème de tout le corps, à une respiration très-courte, et à une fièvre très-intense.

128. Dans les cas les plus favorables cette inflammation disparaît en peu de jours à la suite d’une sueur générale ou bornée seulement au niveau de la tumeur, à la suite d’épistaxis, etc.; très-rarement elle se termine par suppuration ou induration; enfin , dans quelques cas, elle amène l’atrophie des testicules.

Assez souvent cette maladie règne d’une manière épidémique , et plus fréquemment dans le midi que dans le nord , à la suite de changemens brusques dans la température, et plus particulièrement dans les saisons humides et pluvieuses et dans le printemps. Quelques-uns la regardentcomme contagieuse, et ne devant affecter le même individu qu’une seule fois. Elle atteint tous les âges et tous les sexes , mais de préférence les individus jeunes, et plus souvent les hommes que les femmes. Son intensité a été trouvée très-variable dans diverses épidémies.

129. La parotidite survient quelquefois dans le cours d’une fièvre typhoïde: tantôt elle en amende les symptômes, et tantôt elle ne les modifie en rien. D’autres fois elle reconnaît pour cause une affection scrofuleuse ou syphilitique, la répercussion d’un exanthème , l’abus du mercure , des dents cariées, une dentition laborieuse, un refroidissement, ou une lésion externe.

Page 1