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HYPERTROPHIE DU CLITORIS ET DES NYMPHES

à une inflammation vive, et à des accidens spasmodiques des plus graves ; il faut donc "renoncer aux injections, comme à une méthode vicieuse, et qui n’est pas sans dangers. Maunoir pense qu’il est beaucoup plus convenable de ponctionner la tumeur, et de la traverser ensuite de haut en bas avec une mèche que l’on laisse à demeure. Ce moyen empêche ordinairement une Nouvelle accumulation de liquide, assure le recollement des parois du kyste, et produit successivement la fonte des glan-

Ides lorsqu’elles sont engorgées; cependant, dans le cas de Ddpuythen, et dans celui que nous avons observé à la clinique de Sanson , les ouvertures traversées par la mèche ne fournirent plus aucun liquide au bout de quelques jours, et la tumeur recommençait à prendre du volume, ce qui tenait probablement à ce que la mèche , s’étant enveloppée d’une fausse membrane, glissait dans un canal qui traversait le kyste, et avait cessé d’être en contact avec le liquide. Nous avons plusieurs fois observé le même phénomène dans des hydrocèles de la tunique vaginale, que l’on avait traversées par des sétons de fil ou par des sétons métalliques. Dans les deux cas dont nous parlons, les mèches furent retirées, et, dans l’ouverture inférieure , on introduisit une sonde en gomme élastique, que l'on fixa à demeure. Celte sonde servit à fournir une issue au liquide, et à faire des injections émollientes et détersives. A la suite de cette opération, la suppuration, d’abord très-abondante, diminue graduellement : la poche revient insensiblement sur ellemême , et bientôt est réduite à un simple canal. Il s’en faut beaucoup cependant que ce traitement soit à l’abri de tout accident, car ordinairement il

Ià les suites les plus graves, qui, si elles ne compromettent pas directement la vie des malades, ne réclament pas moins un traitement des plus énergiques. Dans le plus grand nombre des cas la cicatrisation des trajets fistuleux n’est complète qu’au bout de cinq ou six mois. — On a employé un autre mode de traitement, qui, sous le rapport de l’action, a une grande analogie avec celui par le séton : il consiste à vider la tumeur par une incision, et la remplir de charpie afin de solliciter son inflammation et la suppuration. On met à nu, par l’incision de la peau, la partie antérieure de la tumeur ; on fait la ligature des vaisseaux qui fournissent du sang; la tumeur est incisée, vidée par la pression du liquide qu’elle contient , et la charpie, enduite de digestif, est introduite. Ce procédé paraît surtout être convenable dans les cas de goitres lymphatiques qui contiennent des kystes liquides , et qui résistent aux traitemens locaux et généraux dopt nous avons parlé ; il est bon encore dans les cas où, après l'introduction du séton, un pus fétide s’amasse , et détermine des accidens graves.]

Lemaire , Nouveau journal de médecine , vol. x , janvier 1821, pag. 25.

Journal de Graefe et. Walther , vol. n , pag. 638.

Klein , Siebald’s Sammlung chirurg. Beobachtungen. Armst. , 1807, T. H , pag. 11,

Copeiaml Hulchison , Bed.-cUIrg. Transact. , T, 11.

1960. Les résultats heureux obtenus parles procédés opératoires que nous avons indiqués dans les cas qui résistent aux moyens locaux et généraux, et dans ceux qui menacent l’existence des malades, doivent faire rejeter, comme trop dangereuse, Y extirpation du goitre. Quelques faits dans lesquels celte opération a réussi ne sauraient suffire pour renverser celte opinion, car les insuccès sont si nombreux, on a vu si souvent les malades périr entre les mains du chirurgien ou peu d’heures après, et si souvent on a été obligé, par l’abondance de l’hémorrhagie, de suspendre l’opération à moitié faite, que l’on n’aurait aucune excuse en la pratiquant.

Dans les cas seuls où la tuméfaction serait bornée a une partie du corps thyroïde , où la tumeur serait mobile , pédiculée, libre de toute adhérence avec les organes importans de la région cervicale , l’extirpation serait peut-être indiquée. — bans ces cas il faudrait inciser la peau sur la tumeur, la disséquer des deux côtés , attirer fortement la tumeur avec une pince de ,W useux , et, à petits coups de bistouri, diviser les adhérences celluleuses, absterger aveo soin , lier les vaisseaux dès qu’ils sont divisés , et même placer des ligatures sur ceux qui sont volumineux , avant même qu’ils soient divisés. Arrivé au pédicule , si la tumeur adhère a des organes importans, et si on a quelques raisons de redouter la section des vaisseaux qui s’y rendent, on fait une ligature en masse. Le traitement ultérieur est celui des plaies en général.

Heclenus , Journal de Graefe et Walther, vol, il, cah. Il, pag. 240.

— De glandulâ tbyroïdeâ. Lipsiæ, 1832, pag. 267.

Mandt, Magazinde Rust, vol. XXXVII, cah. III, p. 337.

Zartmann , Diss. de strumâ extirpatione. Bonnæ, 1829.

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