TUBERCULES DES OS
l'ostéosarcome el l’ostéostéatome. — Cependant nous ferons remarquer que le spina ventosa diffère souvent de l’exoslosc en ce qu’il affecte toute la circonférence d’un os , tandis que celle dernière se développe assez souvent sur une partie seule d’un os, qu’elle est plus circonscrite , et qu’elle est propre à certaines parties du système osseux. — Néanmoins les irrégularités que présente le spina ventosa au début , et l'épaisseur des parties molles qui recouvrent les os, peuvent rendre très-difficile le diagnostic différentiel. Sous le rapport de la forme extérieure, le spina venlosa offre la plus grande ressemblance avec l'ostéosarcome el I'osléosléatome; mais, dans beaucoup de cas, son développement est plus lent , et les douleurs plus vives et plus long-temps continues. •
1991. Le spina ventosa est toujours une maladie grave, longue, très-difûcile à guérir, surtout lorsqu’elle affecte une personne adulte; à son début le traitement est le même que celui dès maladies précédentes. Les causes internes qui ont pu présider à son développement doivent être convenablement combattues. Chez les individus jeunes et scrofuleux on pourra espérer de voir la guérison survenir sous l’influence des anliscrofuleux et à l’époque de la puberté. A cet âge en effet les modifications que subit l’homme suffisent sou vent pour amener la guérison : dans ces cas l’os malade se nécrose, tombe, et les trajets fisluleux se ferment. Les applications aromatiques , la décoction de sabine , les bains locaux de camomille , de ciguë, etc. , doivent être joints aux moyens généraux. Lorsque la tumeur s’est ouverte, les baius aromatiques et les cataplasmes de même nature doivent être employés; on doit procurer au pus une issue facile. Pour diminuer les douleurs il convient, dans quelques cas , d’avoir recours aux applications de ciguë unies au laudanum. Lorsque la maladie est arrivée au point de compromettre la vie du malade par l’abondance ou la nature de la suppuration , le seul moyen qu’il convienne de mettre eu usage est l’amputation du membre.
la dénudation de la tumeur , sa perforation, les applications irritantes et la cautérisation par le fer chaud doivent être complètement rejetées ; elles ne font qu’aggraver le mal en accélérant sa marche, ou en changeant sa nature.