‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 317 sur 444 · VIII. Tubercules des os · texte numérisé non relu

VIII. Tubercules des os

Nêlalon , Recherches sur l’affection tuberculeuse des os. Paris, 1837.

1992. L’affeclion tuberculeuse des os a été indiquée par quelques médecins anciens, tels que

* Cet article , que nous ajoutons il l’ouvrage de Cliéliu', est entièrement extrait de l’excellente thèse de Né/aton,

(Le traducteur. )

Galien (1) , AureliesSeverinus (2) , Gerber (3) , Haacke (4), et décrite plus exactement, dans ces derniers temps, par Delpech (5) et Nichet (6); elle a fixé depuis peu l’attention de la Société anatomique de Paris, qui recueille (7) tous les jours des matériaux pour servir à compléter sonhisloire. Les causes de l’affection tuberculeuse des os sont les mêmes que celles des tubercules en général ; elle paraît être plus fréquente dans l’enfance, quoique cependant on la rencontre assaz souvent à un âge plus avancé. — Tous les os peuvent en être atteints; mais d’après les observations publiées jusqu'à ce jour , elle se rencontre plus souvent dans les os suivans , que nous énumérons dans un ordre qui indique la fréquence de l’affection dans chacun d’eux : l°les vertèbres; 2° le tibia, le fémur, l’humérus (chez les enfans) ; 3° les phalanges, les métatarsiens et métacarpiens; 4° le* sternum , les côtes , les os iliaques ; 5° la portion pétreuse du temporal ; 6° les os courts du tarse et du carpe , etc.

1993. L’affection tuberculeuse des os se présente sous deux formes bien différentes: tantôt la matière tuberculeuse se trouve rassemblée en un ou plusieurs foyers creusés dans l’épaisseur du tissu osseux ( tubercules enkystés ), et tanlôt elle est infiltrée dans les cellules du tissu spongieux (infiltration tuberculeuse ).

A. TUBERCULES enkystés*

Dans celle première forme nous distinguerons cinq états différens, qui indiquent la marche de la maladie.

1° Granulations grises. — Au niveau du point affecté d'un os dont on a enlevé le périoste, on trouve quelques points vasculaires , formant des marbrures violacées , et quelquefois quelques bosselures légères qui ôtent à l’os sa régularité. Si on enlève couche -par couche d’abord la partie compacte de l'os, puis son tissu celluleux, on arrive sur une masse de plusieurs lignes d’étendue formée par la réunion de petites granulations perlées d’une

(1) Tn Kippoc. de artic. Comment, tertius , § 2, T. IV, pag. 269. (Pido-Pid'O, interprété).

(2) De gibbis , valgis et varis, Naples, 1632, c. H, III. ^3) Diss.de thoracihus, décade XXIX, juil. 1735, præ-

side P la tuer.

(4) De iis qui tiiberculis gibberost ûunt, recueil de Plâtrier. Leips., 1749, T. h, pag. 204.

(5) Ortbomorphie , art. XI, § XCIX, T. I, pag. 240.

(6) Gazette médicale, T. ni, 1835, pag. 529 et 545.

(7) X oyez dans les Bulletins de la société , les observations de

Chaviijnez , XII3 année , Bull. 6 , août 1837 , pag. 190.

Banier , XIIe année , Bull. 9, novembre 1837, pag. 262.

Baraduc, XIIIe année, Bull. 4, juin 1838, p. 109.

Burguiôre, — Bull. 3, mai 1838, p. 68.

Picard , — Bull. 3, mal 1838, p. 92.

Darisle, — Bull. 5, juillet 1838, p, 144*

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