XII. Kystes hydatiques
Mongeot , Essai zoologique et médical sur les hydatldes. Paris, an XI.
Luedersen , De hydatidis, Golt., 1808.
Ladnnec , Bulletins de la Faculté de méd., 1805.
Cruveilhier , Dictionnaire en XV, art. Acùphalncystes..
Laberge et Monneret , Compendium de médecine pratitique, T. i, 1836, pag. 2.
Dezeimeris, Journal t’ Expérience,'? . I, n» 34, p. 529.
I.es bulletins de la Société anatomique de Paris en contiennent uu très-grand nombre d'observations.
2034. Partout où se rencontre du tissu cellulaire peuvent se développer des vésicules plus ou moins nombreuses, de forme et de couleur variables. Ces vésicules, désignées sous le nom d'hydatides , d’ acéphalocystes [taenia hydatigena) , ont été regardées comme des êtres vivans à cause de la propriété quelles ont de se nourrir, de se mouvoir, de se reproduire. Quel que soit le siège où elles se sont développées , les acéphalocystes sont contenues dans un kyste plus ou moins ferme, fibreux , épais , dans lequel elles sont réunies en nombre variable. Ce kyste, ordinairement trèsrésistant, offre quelquefois des points fibro-cartilagineux ou cartilagineux , et même des plaques osseuses; son épaisseur est en général en rapport avec son volume et son ancienneté. Tantôt il est intimement uni aux parties environnantes, surtout lorsqu’il est contenu dans des organes parenchymateux, et tantôt ses adhérences sont très-fâches , lorsqu’il se trouve au centre de parties trèsceliuleuscs ou dans le voisinage d'une cavité. L’intérieur de ce kyste est tapissé par une membrane dont la surface , tantôt lisse et polie , et tantôt rugueuse , exhale une sérosité transparente , limpide, jaunâtre, puriforme, épaisse ou bourbeuse , dans laquelle nagent les acéphalocystes. Quelquefois ce kysle ne contient qu’une seule hydatide , et souvent alors il est très-mince; mais on en rencontre le plus souvent un plus grand nombre, qui s’élève même à sept et huit cents. — La membrane propre de l’hydatide est élastique , extensible, revient sur elle-même quand on donne issue au liquide qu’elle coutient ; ses parois ont une épaisseur variable. Quelquefois elle ressemble à la pellicule d’une bulle de savon , et se déchire quand on cherche à la soulever ; d’autres fois elle est plus épaisse, et peut même être divisée en quatre ou cinq feuillets. Du reste cette membrane j’adhère jamais au kysle. Le liquide contenu dans cette membrane propre , et qui constitue l’intérieur de l’hydatide , est le plus souvent limpide , et a toutes les propriétés de l’eau pure, seulement il contient une certaine quantité d’albumine. Ordinairement ce liquide offre le même aspect que celui contenu dans le kyste; mais il n’en est pas toujours ainsi , car CrüVeiuiier.