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Chapitre ajoute par le traducteur

KYSTES HYDATIQUES.

a tu plusieurs fois le liquide de l’acéphalocyste transparent et limpide , tandis que celui du kyste était purulent.

2035. Tous les organes peuvent être le siège de kystes hydatigènes: le foie, les ovaires , le cerveau , les reins , le poumon , les muscles , les os , etc. , peuvent en être affectés ; et la gravité de la maladie dépend de l’importance de l’organe où ils se trouvent. Les caractères qui peuvent déceler la présence des kydatides sont loin d’être tranchés; on ne peutavoir sur leur existencequ’une présomption plus ou moins forte , mais jamais une certitude absolue , si ce n’est dans les cas où un appareil en a été déjà le siège, et où les accidens qu’elles déterminaient se reproduisent. C’est ainsi que l’on a vu (1) la région du rein être prise de douleurs» et les malades rendre parles urines une certaine quantité d’acéphalocystes , et être guéris jusqu’au moment où de nouveaux accidens venaient annoncer l’issue prochaine de nouvelles bydalides. La tumeur formée par ces vers vésiculaires donne bien lieu quelquefois à un sentiment particulier de frottement , à une espèce de frémissement déterminé, suivant les pathologistes , par la collision de ces vésicules lorsqu’on cherche à déterminer la fluctuation ; mais ce caractère est si rare que quelques auteurs le révoquent en doute; j’ai été à même de l’observer deux fois à La Salpétrière ; lorsqu’il existe, on peut à coup sùr diagnostiquer la maladie , car il est pathognomonique.

2036. Le mode de développement des hydatides est encore un problème. Des observations répétées semblent prouver que , lorsqu’elles sont multiples, elles prennent souvent naissance les unes dans les autres; en sorte que, si on en ouvre une, on en trouve dans son intérieur un certain nombre qui en contiennent d’autres. — - Comme tous les êtres vivans les acéphalocystes sont sujettes à périr. Suivant Bremser , le liquide contenu dans le kyste commence par perdre de sa transparence, s’épaissit et devient jaunâtre; la vésicule se ride, l’humeur qu’elle contient s’épaissit, devient analogue à de l’adipocire ou à une masse calcaire. — Dans d’autres cas le kyste hydatigène s’enflamme , se remplit de plis , les acéphalocystes meurent , et leurs débris nagent dans le pus, plus ou moins concret, produit de l’inflammation. Il n'est pas rare de rencontrer des kystes qui contiennent une masse athéromateuse, et dans laquelle on distingue des débris évidens d’bydatides. Mais cette terminaison, que l’on doit regarder comme heureuse , est loin de se rencon-

Itrer toujours ; il est assez fréquent en effet de voir les hydatides de l’ovaire , du foie , du poumon (2) , se frayer un passage jusque dans un canal naturel ou dans une cavité séreuse; et, dans ce dernier cas , elles donnent lieu à une inflammation rapidement mortelle. Lorsqu'elles sont renfermées

(1) Vigla-Valleix , Bulletin de la Société anatomiq., XIIIe année, 1838, pag 3.

(2) Mercier , Bulletin de la Sooiété anatomiq., XIII“ année, 1838, pag. 71*

dans les os , elles amincissent leurs parois , et sont ono cause énergique de fractures qui arrivent soit par le moindre effort, comme cela a eu lieu pour l’humérus dans un cas observé à la clinique de Dcpuytren , et pour le tibia, dans le cas publié par Wickham; soit même spontanément.

La thérapeutique étant impuissante contre cette affection, nous ne parlerons pas Ici des moyens internes employés inutilement pour la combattre, mais nous devons consacrer lin article à une variété d hydatides que nous avons souvent observée , sur laquelle Dupuylren a fréquemment appelé l’attention , et contre laquelle ii dirigeait un traitement rationnel.

2037. Kystes séreux hydatigènes. — Ces kystes se développent presque toujours au poignet , à la face palmaire, sous le ligament annulaire antérieur du carpe ; cependant on en a vu au cou-depied , sons le ligament annulaire antérieur du tarse, au niveau de l’olécràne, au-dessus de l’acromion, sur la tubérosité de l’ischion , en dehors du grand trochanter, autour des articulations des doigts, etc. , mais toujours autour des synoviales et des tendons. Nous allons parler ici surtout de ceux qu’on rencontre au poignet.

Il n’est pas rare de voir survenir cette affection chez les personnes qui , par leur profession , ont la paume des mains exposée à des pressions ou à des frottemens souvent répétés. Cependant on la voit quelquefois se développer sans cause appréciable. — Le kyste est presque constamment divisé en deux moitiés plus ou moins égales, situées l’une au-dessus, l’autre au-dessous du ligament annulaire, communiquant entre elles par une espèce de goulot rétréci situé sous le ligament : cette forme les a fait comparer à un bissac. Ce kyste est mince, lisse, jaunâtre, séreux , fortement adhérent aux parties environnantes, et surtout à la gaine des tendons et à la synoviale ; il contient un liquide dans lequel nagent les corpuscules hydatiformes. Si on presse alternativement sur l’une et l’autre moitié du kyste en cherchant à faire passer pe liquide de l’une dans l’autre , on perçoit distinctement une crépitation , un bruissement, une sorte de frottement particulier analogue à celui que produiraient des grains de riz à demi cuits que l’on ferait passer alternativement d'une poche dans une autre, ou bien encore au bruit d’une chaîne à petits anneaux placée dans une bourse de peau , et dont on froisserait les chaînons les uns contre les autres. Cette sensation est pathognomonique. Dans l’intérieur de ces kystes se trouvent de petits corps creux, conoïdes, cylindroïdes, lenticulaires, d’une consistance presque cartilagineuse ; les plus gros ont le volume d'un pépin de poire; les plus petits, celui d’un grain de millet; tous présentent une surface lisse. Lear structure est lamelleuse ; ils peuvent rester plusieurs jours intacts au milieu de la suppuration ; ils sont blanchâtres , opalins , demi-transparens , plissés dans le sens de leur diamètre longitudinal-

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