‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 344 sur 444 · CANCER DE LA LANGEE · texte numérisé non relu

CANCER DE LA LANGEE

qui , comme tous les tissus modulaires , est solide , et revient sur elle-même , empêche les parties intéressées dans l’opération de jouir de l’extensibilité propre à cette région. Mais, lorsque la perte de substance après l’opération du cancer de la lèvre est si considérable qu’elle empêche tout rapprochement des bords de la plaie, il faut agrandir l’incision du côté du larynx , déiacher un lambeau de peau, que l’on place entre les lèvres de la plaie , ce qui est facile enfaisantincliner la tête en avant (1). — Par ce procéJé la partie de la mâchoire qui est dénudée se trouve recouverte par le lambeau; mais le plus souvent le bord supérieur de ce dernier se renverse en dedans, et irrite, par la présence des poils qui s'insèrent sur lui, les pariies avec lesquelles il se trouve en contact. Il ne peut avoir l’aspect propre à la lèvre que dans les cas où on pourrait recouvrir sa face interne par un lambeau delà muqueuse.

2184. Lorsque le cancer de la lèvre s’élend jusqu'aux os, ou lorsqu’il s’est développé primitivement dans ces organes , l’emploi des caustiques ou du cautère actuel ne fait qu augmenter la maladie. 11 en est de même si on se contenle de racler la surface de l’os malade. — ïl ne reste, dans ces cas, qu’un seul moyen, c’est celui que DEADERicK-et Dupuytriïn ont les premiers mis en usage , et qui consisle dans la résection de toute la partie malade du maxillaire inférieur. Pour que l’opération ait un heureux résultat il est importaut que la partie d'où l’on a extrait une portion de 1 os soit entièrement recouverle par de la peau saine. Il faut aussi que les glandes voisines ne soient pas engorgées, et qu’il ny ait aucun signe de diathèse cancéreuse. Le procédé à suivre sera exposé plus loin, à l'article Résection de la mâchoire inférieure.

2185. Le cancer de la joue et des autres parties de la surface est ordinairement détruit par l’appiicalion de la poudre de frère Côme. Cependant, lorsque la position et la nature du mal ie permettent, l’excision doit être préférée.

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