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DES PARTIES PERDUES

endroits déjà marqués , par les fils que l’on avait confiés aux aides. Les deux points de. suture qui doivent assujettir la cloison son ceux qu'on passe les derniers. Les noeuds sont serrés d’une manière plus exacte et plus convenable à l’aide de tiges à ligature particulière que l’on applique isolément sur la face, où on les fixe avec un morceau de diachylon , mais de manière à ce qu'ils n’exercent aucune traction.

Beck (1) et Textor (2) pensent qu’il vaut mieux assujettir les points de suture avec un nœud simple qu’avec les tiges à ligaiure.tC’cst aussii lej procédé q ue^Cfrétius (3) a suivi.

Le procède des Brahmes (4) , qui est celui qu’a modifié Graefe , parait préférable dans quelques-unes de ses parties; Il consiste à arranger sur la cicatrice du nez une lame mince de cire, que l'on contourne en demi-cône de manière à lui donner la forme que le nez doit avoir ; on aplatit ensuite ce demi-cône , et on l'appliqmvsur le front la pointe en bas; On trace sur la peau le contour du morceau de cire, qui ne sert plus â rien. On dissèque la portioufde la peau que recouvrait la cire, en en laissant subsister une petite bande entre les yeux. On enlève la cicatrice du nez mutilé, et on fait une incision dans la peau, autour des deux ailes du nez et de la lèvre supérieure ; on abaisse alors le lambeau de la peau du front en lui faisant exécuter un demi-tour, et on l’applique sur le nez , l'épiderme en dehors. On insère ses bords dans l’incision serpentante qu’on a pratiquée autour des ailes du nez, et on le maintient avec un appareil auquel on ne touche que le quatrième jour. — î.es Brahmes n\ênagent , sur la base du triangle que forme le lambeau , une petite pointe destinée à remplacer la sous-cloison des narines lorsqu'elle ryanque.

Procédé de Delpech. — Au lieu de tailler dans la région frontale un lambeau cordiforme, De/pecli , formait un lambeau à trois pointes supérieures : une moyenne pour la cloison , et deux latérales pour les ailes du nez. Il découpait ensuite en rond les trois pointes après les avoir détachées et rabattues. Il espérait par 1.1 obtenir plus facilement la cicatrisation de la plaie du front.

Procède de Lisfranc. — Afin d’éviter la torsion du pédicule , il prolonge tçès-loin son incision gauche , et fait ensuite exécuter a la peau un mouvement de rotation sur elle-même pour la diriger en bas ; en outre il forme, aveu do la charpie , le moule du nez nouveau qu’il établit pardessus ce corps éiranger, et il ne réunit fa sous-cloison qu’au bout de plusieurs jours , afin de pouvoir retirer plus facilement la charpie. ( Note du traducteur.)

2289. Dans les ouvertures des fosses nasales on introduit des bourdonnets de charpie enduits d’onguent de roses ; et dans l’intérieur de cette cavité, on en introduit encore une certaine quantité afin de donner au nez une courbe convenable ; mais il est important que les parties et les sutures n’en soient ni tiraillées ni trop tendues. La plaie du

(1) Heidelberg. klini9cbe Annale , vol. III, cah. II.

(2) Nener Chiron, vol. I. cah. ni.

Lisfranc , Journal général de médecine, avril 1828. pag. 66. ’

(3) Heidelberg, klinische Annale, vol, VI.

(4) Cruso et Findelay , Gentlmen Magazin. I.ond., 1794.

Blandin , D.chonnaire enXV, t. XV, pag. 376.

front est pansée avec de forts plumasseaux , que l’on maintient avec du diachylon. La face externe du nez est recouverte de plumasseaux secs et d’une couche épaisse de colon aromatisé, que l’on fixe avec du diachylon. L’opéré est alors porté dans son lit, où il est couché dans une position presque assise. Au bout de quarante-huit heures on recherche avec soin les ligatures, et ou les enlève dans les points où le lambeau est adhérent, ce qui se fait eu coupant les anses de fil très-près de la peau. Guaefe a pu retirer tous les fils après soixante-douze heures ; c’est aussi ce qu’il m’a été permis de faire une fois. Si au contraire les lèvres de la plaie ne sont pas réunies, si elles sont éloignées l'une de l’autre, on serre un peu plus lesligatures : c’estcequ’on est presque toujours obligé de faire pour la ligature de la cloison. Lorsque les fils ont coupé les parties qu’elles étreignent, on assujettit le lambeau avec des bandelettes de diachylon." — Lorsque le nez est adhérent de toutes parts, et que l’angle inférieur de la plaie du front est recouvert par la cicatrice, on passe une sonde cannelée sous le pédicule tordu, et on le coupe obliquement de bas en haut avec un bistouri à lame très-étroite. De cette section résulte un petit lambeau, que l’on applique sur la plaie faite à la partie supérieure du moignon du nez , où on le fixe avec une bandelette agglulinalive, et quelquefois , suivant les circonstances, avec un point de suture. S’il reste un bourrelet saillant, oq le retranche avec le bistouri.

lorsque le pédicule forme un pont au-dessus l'des’parties molles de la racine du nez , que la saillie qu'il fait est considérable, on conçoit facilement pourquoi on conseille son ablation. Quelques praticiens cependant condamnent cette pratique : si d’un côté, on corrige une difformité par la section , d’un autre côté, te nez nouveau n'a plus de soutien par en haut , et il s’affaisse vers sa pointe , s'arrondit, et finit par ressembler plutôt à une tumeur informe qu’à un véritable nez ; sa peau , nourrie seulement parles vaisseaux capillaire . de la cicatrice , reste pôle et froide , et contraste, sous ce double rapport, d’une manière fâcheuse, avec celle des autres parties de la figure. Lorsqu’au contraire le pédicule du lambeau est collé sur les parties sous-jacentes , le nez nouveau, bien soutenu en haut , ne s’affaisse pas et nes’arrondit jamais; son dos se continue avec le front; le froncement qui résultait d'abord de la torsion du pédicule disparait, et le nez présente la meme couleur et la même chaleur que les autres parties de la figure (1). Celte section devrait donc être rejetée.

(Note du traducteur.)

2290. Lorsque l’adhérence du lambeau est achevée , Graefe a proposé divers inslrumens pour donner au nez une forme plus convenable. Pour établir la formation des ouvertures nasales il place deux canules que l’on maintient par une machine particulière , et plus tard on leur adapte deux lamelles. Un éducteur , ajusté à ces dernières , a pour but de les porter en avant afin de rendre plus saillante la pointe ; cet éducteur est de plus fixé à une machine à compression , qui, exer-

( 1) Blandin, Thèse citée , page 123.

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