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DU VÉSICATOIRE ET DU GAROU

donne! composé de plusieurs fils de coton ou de soie , que l’on passe au-dessous de la peau , ou au travers d’une tumeur, afin de procurer une dérivation permanente, un degré convenable d'inflammation, pour déterminer la fonte purulente d’une tumeur, ou enfin pour établir un trajet fistuleux permanent. — On passe un sélou de diverses manières.

2372. Si on veut passer un séton au-dessous de la peau, il faut soulever cotte dernière en un pli (vertical à la nuque), que l’on soutient entre le pouce et l'indicateur de la main gauche. La base de ce pli est traversée par une aiguille à séton dans l’ouverture de laquelle se trouve enfilé le séton qui est entraîné avec l’aiguille. — Si on n’a pas d’aiguille à séton sous la main, on traverse la base du pli de la peau avec un bistouri à deux tranehans, et, dans l'ouverture que l’on vient de pratiquer, on passe un stylet aiguillé qui entraîne le séton. Les deux ouvertures sont recouvertes de plumasseaux de charpie, que l'on assujettit avec un morceau de diuchylon. — L’extrémité du séton qui se trouve au dehors de la plaie est enveloppée d une compresse, et ramenée au-dessus du diachylon.^ Le tout est recouvert d’une compresse que l’on fixe à l’aide d’un bandage qui varie suivant la région.

2373. Pour passer un séton à travers une cavité qui contient du liquida , d’un abcès par exemple , on suit le procédé que nous avons indiqué (§ 54); ou bien on se sert d’une canule eu argent, légèrement courbe, munie d’un stylet dont l'extrémité antérieure se termine par line pointe de trocart, et dont l’extrémité qui est aiguillée est destinée à recevoir le séton. On comprime la tumeur de manière à lui faire taire une saillie assez prononcée , et on plonge la pointe du trocart dans sa partie la plus déclive jusque dans sa cavité. Où fait rentrer la pointe du trocart dans la canule , dont on porte l’extrémité jusqu’à la partie la plus supérieure do la tumeur. Lorsque la canule appuie contre la paroi de la cavité, on enfonce le trocart ; on relire la canule de manière à laisser le stylet seul dans la cavité de la tumeur. Ce stylet , étant retiré par l’ouverture supérieure, entraîne avec lui le selon.

2374. Pour passer un séton au travers d'une tumeur qui ne contient aucun liquide on peut se servir d’une aiguille à séton, ou de la canule trocart dont nous venons de parler. On l’enfonce dans la tumeur aussi profondément que possible , sans cependant s’exposer à léser des nerfs ou des vaisseaux importons.

Le séton une fois passé, on le laisse pendant plusieurs jours jusqu a ce que la suppuration se soit établie. A cette époque il faut lever l’appareil , enlever, avec de 1 eau tiède , les croûtes qui se trouvent autour des deux ouvertures; faire glisser dans le canal delà plaie une nouvelle portion du séton , retrancher celle qui a déjà séjourné dans la plaie, et panser comme ci-devant. Le pansement est renouvelé de la même manière , une ou deux fois par jour, suivant l’abondance de la suppura-

tion , et suivant aussi le but que l’on veut atteindre. Les indications que l’on voudra remplir détermineront lu nature des ongueus avec lesquels on frottera le séton. Lorsque le séton est fini, on en fixe un nouveau au dernier morceau du premier, et on le fait passer dans la tumeur en retirant l’ancien. Si l’on veut augmenter le volume du séton , on attache plusieurs fils de colon ou de lin à l’un de ceux qui constituent le séton trop mince , et on les fait glisser dans la plaie. Si au contraire on trouve que le séton est trop gros, on en retranche plusieurs fils avec les ciseaux. Lorsque l’on veut retirer un séton , on retranche peu à peu plusieurs des fiis qui le constituent, ou bien, si on s'est servi d’une bandelette , on la rétrécit graduellement avec des ciseaux. A mesure que le séton diminue de volume, on exerce une compression plus forte. — Si, au moment où on passe un séton, il survenait une hémorrhagie, on l’arrêterait par des applications froides ou par une compression convenable. — S’il survenait une inflammation vive, on enduirait le séton d’huile ou de cérat, et on aurait recours aux applications émollientes. Si la suppuration devenait séreuse, on panserait le séton avec des ioniques , et on en prescrirait aussi à l’intérieur.

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