IV. I)U VÉSICATOIRE ET DU GAUOÜ
2375. Le vésicatoire a pour but d'èntrelenir , pendant un temps plus ou moins long, une irritation convenable en un point quelconque du système cutané; on se sert ordinairement d’nn emplâtre préparé ad hoc ( avec des poudres de cantharides), que l’on étend sur un morceau de linge ou de peau, et que l’on applique sur un point déterminé de la peau. On le fixe à l'aide d’un morceau de diachylon , que l’on recouvre d’une compresse et d'une bande. Il faut avoir soin de ne pas serrer trop forlemeut cet appareil , car il déterminerait alors de violentes douleurs , et empêcherait la formation de la phlyclène. — Le temps pendant lequel on doit entretenir le vésicatoire dépend du but que l’on veut atteindre, de la constitution et de l’âge du malade. — Lorsqu’une phlyclène s’est formée, on enlève le vésicatoire avec précaution ; on coupe l’épiderme soulevé avec des ciseaux afin de donner issue à la sérosité amassée , et on panse la surface dénudée avec du cérat, du beurre frais, ou toute autre substance adoucissante. Si l’on veut entretenir la suppuration pendantun cei laintemps, le pansement se fait avec de l’onguent basilicum, digestif, etc., auquel on associe un peu de poudre de cantharides, ou mieux encore du cérat de Sabine.
2376. Lorsqu'un vésicatoire est appliqué sur une partie peu sensible de la peau , il est convenable , afin de préparer son action , de la frotter avec de la flanelle chaude, ou du linge imbibé de vinaigre, jusqu’à ce que l’on ait excité de la rougeur.