DE LA. VACCINATION
S’il survenait une violente inflammation, on la combattrait à l’aide de moyens émolliens; si l’absorplion des cantharides déterminait quelque affection des voies urinaires, on mettrait le malade à l’usage de boissons mucilagineuses, et on lui ferait prendre des émulsions camphrées. Une suppuration plus abondante que celle qu’on voulait obtenir réclame l’emploi d’onguent dessiccatif. — Si, ce qui arrive quelquefois , les glandes voisines s’engorgeaient, des frictions émollientes et des applications de même nature , et la suppression des onguens irrilans , suffiraient pour obtenir la résolution.
2377. Pour employer le garou on prend un morceau d’écorce de ce bois de la longueur d’un pouce à un pouce et demi, et de la largeur d’un demi-pouce; on le fait macérer pendant huit ou dix heures dans du vinaigre ou de l’eau, et on applique sa surface lisse en un point quelconque de la peau : c’est ordinairement au bras, au niveau de l’insertion du deltoïde : par-dessus on place un morceau de toile cirée et une compresse ; on maintient le tout par unebandeconvenablement serrée; au bout de dix ou douze heures , lorsqu’on lève l’appareil , si on trouve que la peau est suffisamment enflammée , on la recouvre d’un morceau do toile cirée , d’une compresse et d’une bande. Si au coQtraire l’action n’a pas été assez énergique, on met un nouveau morceau d'écorce. Deux ou trois jours après on en applique un nouveau morceau ; l’épiderme finit par se détacher, et alors a lieu un suintement de sérosité. Tous les jours on lavera la plaie avec de l’eau tiède ou du lait. — Si l’inflammation et la“ douleur sont trop vives , ou fait des lotions de lait tiède, et on pause avec un onguent adoucissant. Les pustules qui s’élèvent autour de la plaie disparaissent ordinairement par la propreté et par des lotions fréquentes d’eau tiède.