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DE LA CUISSE

être a-t-on encore l’habitude de couvrir les plaies résultant d’une amputation de compresses souvent arrosées d'eau froide. Ce mode de pansement avait l'avantage de prévenir la turgescence inflammatoire, et de prévenir l'abondance de la suppuration. 11 y a une vingtaine d’années que San.ion l’employait avec avantage à l’Hôtel-Dieu. Depuis cette époque plusieurs praticiens ont converti les applications d'eau froide en irriyations continues que l’on fait à l’aide d'un syphon. L'eau dont on se sert doit être à la même température que la salie. Ces irrigations ont eu de beaux résultats. Dans ces derniers temps Jules Guyot a eu l’idée de les remplacer par la chaleur. Fondé sur ce principe que tous les actes de réparation se t'ont, dans le corps humain, à la température de 35 degrés, et assimilant le travail de cicatrisation au travail de la digestion , il place le moignon dans une boite dont la tempe'rature est constamment maintenue a 35 degrés à l’aide d’une lampe â esprit de vin. Des essais déjà nombreux ont été raits , et les résultats paraissent être assez avantageux pour qu’on doive espérer de voir enfin diminuer la mortalité à la suite des amputations. Le moignon doit être placé dans cette boîte sans aucun pansement, de manière à ce que la plaie soit immédiatement en contact avec l'air, dont la température a été élevée. D’après les faits déjà connus nous pouvons dire qu'il ne survientaucune tuméfaction, aucune fièvre , aucune réaction inflammatoire, aucune hémorrhagie consécutive ; que , le pus s'écoulant librement , la résorption purulente est. peut-être moins à redouter , que le malade n’éprouve aucune douleur ; enfin que les pansemens sont extrêmement rapides, et ne causent aucune douleur au malade ; mais nous devons dire aussi que le pus est plus abondant ; que, étant condaniment entouré d’un air chaud, il acquiert rapidement une odeur mordante extrêmement forle ; enfin que, vers le quinzième jour après l’opération, la plaie devient plus rouge, et tellement douloureuse qu’on est le plus souvent obligé de retirer le calorifère, et de soumettre le moignon au pansement ordinaire.. Nous croyoïis donc que l’appareil d eGuyol met à l’abri des accidens primitifs de l’amputation, qu’il doit être enlevé vers le quinzième jour, mais qu’alors, l’époque des accidens les plus graves étant passée , on peut retirer de son emploi les plus grands avantages.

{Note du traducteur.)

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