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sez bas pour que l'on puisse , après avoir détaché une quantité suffisante de tégutnens, couper les muscles et les os précisément au-dessous de l’endroit où s’insèrent les tendons des fléchisseurs de la jambe. On enlève les parties molles qui sont entre les os avec la pointe du couteau à amputation ou d’un couteau interosseux ; on place le rétracteur, et on scie les os à dix pouces au-dessous de l’articulation du genou.]
Bell nous dit ( pag. 323 ) que celte opération est pratiquée en ce lieu parce que, le diamètre de la jambe étant beaucoup plus petit, et les parties que l'on coupe présentant moins de surface , elle est plus aisée; qu'elle est moins dangereuse en ce que l’ou peut recouvrir plus complètement l’os de parties molles; que les os au contraire sont plus gros immédiatement au-dessous du genou, et moins couverts de parties molles, ce qui rend toujours l’opération plus lente, quelques efforts que l’on fasse pour l’accélérer ; que, et c’est la une de ses plus fortes raisons, le malade. peut recevoir un membre artillciel plus solide et mieux confectionné, et nous ajouterons qu'elle paraît aussi moins dangereuse parce que l’inflammation qui s’empare des parties divisées en ce point est beaucoup moins grave que dans l’amputation au-dessous du genou. ( Noie du traducteur.)
[2443. Salemi (1). — L’opérateur placé en dedans fait, à trois'pouces au-dessus des malléoles, avec un petit couteau interosseux, une incision transversale qui divise la peau à la partie antérieure de la jambe ; puis, plongeant la poittle du couteau , dont le tranchant est tourné en bas, dans l’angle interne de la plaie, et la faisant sortir par l’angle externe , il forme , en rasant la face postérieure du péroné eldu tibia , un lambeau convenable, qu’un aide relève ; puis, appliquant le tranchant du couteau sur la face postérieure et externe du péroné, coupe le restedes parties molles jusqu'à ce que la pointe du couteau rencontre lespace interosseux ; il entre alors dans cet espace, et divise toutes les parties molles qui s’y trouvent ; il retire son instrument , le passe sur le tibia, qu’il dépouille de son périoste, pénètre de nouveau dans l’espace interosseux, où il divise le reste des parties molles, retire le couteau, et achève de mettre à nu la partie postérieure du tibia ; le réfracteur est placé et les os sciés de manière à ce que la section du péroné soit achevée avant celle du tibia , et on panse par première intention. ]