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III. AMPUTATION DU BRAS

2444. L’amputation du bras peut être pratiquée par la méthode circulaire et par la méthode à lambeaux. Dans l’un et dans l’autre cas on procède comme pour l’amputation de la cuisse. Le malade est assis sur une chaise, le bras écarté du tronc de manière à former avec lui un angle drôit. — Si ou

(1 ) Des inconvéniens <Ie l’amputation de la jambe au lieu d’élection, paris, 1835, pag. 18.

ampute dans le tiers inférieur ou dans le tiers moyen, on fera comprimer l'artère brachiale , et l'artère sous-clavière au-dessus de la clavicule, contre la première cèle, si on doit faire l’amputalion dans le tiers supérieur du membre.

[Cependant il est une particularité à noter : c’est que, dans les cas où on pratique l’opération beaucoup au-dessus de l’angle inférieur du deltoïde , à l’endroit où les tendons du grand pectoral, grand dorsal et grand rond s’insèrent à l’humérus, la rétraction de ces muscles oppose un grand obstacle à la cicatrisation , et la plaie peut dégénérer en ulcère (Boyer, pag. 191) ; peut-être, dans ces cas , serait-il bon de pratiquer l’amputation à lambeaux, qui alors devrait se faire de la manière suivante :

Louis(l). — On fait, avec un bistouri droit, une incision transversale jusqu’à l’os, un peu audessus de l’angle inférieur du deltoïde ; ensuite on pratique deux incisions longitudinales le long du bord antérieur et du bord postérieur de ce muscle. Ces deux incisions tombent presque perpendiculairement sur la première, et forment un lambeau trapézoïde; on détache ce lambeau jusque auprès de sa base; on le fait relever par un aide; on fait la section circulaire du reste de l’épaisseur du membre au niveau de la base du lambeau, et ou achève l’opération comme dans tous les autres procédés. ]

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