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IL DÉS ART? CREATION DE LA JAMBE

Textor , RcwChiron, vol. I, psg. 1.

Ve peau, Archives générales de médecine.

— Journal hebdomadaire, noveinb. 1830.

2489. L’ablation de la jambe dans son articulation du genou était regardée comme inadmissible par les anciens chirurgiens, qui préféraient l’ampulalion de la cuisse à sa partie inférieure. Cependant les faits rapportés par Fabrice de IIildf.n, Hoin, J.-L. Petit, Volpie, Kern et ïextor, etc., ont détpontré sa possibilité dans les.cas où l’altération de la jambe s’éiendait trop liant pour permettre l'amputation à la partie supérieure du tibia, tout en permettant cependant de former un lambeau à l’aide des parties moiies situées à la partie supérieure de la jambe.

[2490. Velpeaü (2). — On incise la peau circalairemeut, à trois ou qualre travers de doi^t audessous de la rotule, sans intéresser les muscles. Er. la disséquant, pour la relever et la renverser, il faut avoir soin de conserver, à sa face interne, toute la couche cellulo-graisseuso qui la double naturellement. [Jn aide s’en empare, et la relire vers le genou, jusqu’à ce que, le ligament roluiien ciant coupé , l'instrument puisse tomber sur la

(!) Boyer, T. Xi, p. 350.

(3) Nouveaux Eiemcns de médecine opératoire, pari», 1883, T. 1, p. 502.

DÉSARTICULATIONS

ligne înterarticulairc ; le chirurgien tranche alors les ligarnens latéraux ; écarte les surfaces osseuses en fléchissant un peu la jambe; détache les cartilages semi-lunaires ; opère la section des ligarnens croisés; traverse l’article, et termine en coupant d’un seul trait les vaisseaux, les nerfs et les muscles du jarret, perpendiculairement' à leur longueur, au niveau des tégumens relevés. ]

[2491. Cornuau (1). — La peau étant divisée circulairemenl à trois ou quatre travers de doigt, disséquée et renversée comme dans le procédé de Velpeau, toutes les parties molles sont divisées circulairement au niveau des tégumens renversés. Cela fait, on divise les ligarnens latéraux, et on pénètre dans l'articulation.]

MÉTHODE A LAMBEAUX

2492. Ilom. — La compression étant exercée sur l’artère crurale, la jambe élant étendue, et un aide attirant la peau en haut, l’opérateur fait à la peau, avec un petit couteau droit, une incision semi-lunaire, qui s’étend d'un condyle du léraur à l’autre en passant au-dessous de la rotule. On fait fléchir la jambe afin de tendre le ligament rolulien, et, le fixant avec la main gauche, on l'incise en travers, puis on coupe les ligarnens latéraux, et enfin les ligarnens croisés. Ou prend alors un couteau plus grand, que l’on fait glisser de haut en lias, et d’avant en arriére, immédiatement le long de la face postérieure du tibia et du péroné, et on taille un lambeau suffisant pour recouvrir les surfaces articulaires. Les vaisseaux étant liés, le lambeau est appliqué sur le moignon. Le pansement est le même que pour l’amputalion-de Ja jambe à lambeau.

[2493. Blandin (2J. •>— Le malade étant couché sur le ventre, l’artère fémorale comprimée par un aide, et un autre aide maintenant et soulevant un peu la jambe malade, le chirurgien reconnaît le niveau de l’articulation, et plonge, d'un côté à l’autre, en rasant les os, dans les chairs du jarret, un couteau interosseux, avec lequel il taille, en descendant le long de la partie postérieure de la jambe, un lambeau de six pouces environ de longueur. Ce lambeau étant aussitôt relevé par un aide, une incision demi circulaire pai lle de l’un des côtés de la base du lambeau, et se rendant à l’autre, divise au-dessous de la rotule les tégumens placés au-devant du genou. L’articulation étant ouverte, la section des ligarnens latéraux, des ügamens croisés* et du ligament rolulien termine l'opération. — Blandin conseille encore de pratiquer , une boutonnière vers la base du iambeau pour permettre l’écoulement du pus.]

[2494. Rossi (3). — Le malade élant couché sur

(1) Sabatier , Publié par Sanson et Begi;i< T. IV, pag. 688.

(3) Uict. en XV, art. Anput.. T. Il, pag. C82.

(3) Élément da médecine opératoire. Turin 1866, T. il,

V»?> 2iî7.

le bord de son lit, et Tarière comprimée, le cht* rurgien fera deux incisions avec le bistouri, une du côté externe, et l’autre du côté interne du genou : ces deux incisions décriront deux courbes qui se rencontrent par leurs extrémités de façon qu’il en résulte deux angles : l'un antérieur, répondant à l’extrémité du tendon rolulien, l’autre postérieur, répondant à la moitié du jarret. Ces deux lambeaux seront ensuite renversés en haut, l’un après l’autre, pour pouvoir tailler toutes les parties situées au-dessous. On coupera, après cela, le tendon rolulien pour écarter librement la rotule de l’articulation, y pénétrer avec le tranchant, et couper tous les ligarnens sans blesser les cartilages apparle’nans à l’extrémité du fémur, et séparer entièrement la jambe. On fait alors la ligature des vaisseaux, et on ajuste les lambeaux, que l’on maintient avec des bandelettes agglutinalives. ] 2495. Maingaui.t (1) plonge la pointe d’un couteau étroit et droit au côté interne du genou , en avant du condyle , l’enfonce derrière la rotule, et la fait sortir au côté externe du membre en dehors du condyle. Conduisant le tranchant jen bas derrière la face postérieure du ligament rolulien, qu’il détache du tibia , i! arrive à l’épine de cet os , et , portant le tranchant en avant , il taille un lambeau antérieur. Pénétrant à plein tranchant dans l’articulation, il divise les ligarnens croisés , les ligarnens latéraux, et taille un lambeau postérieur aux dépens des muscles de la partie supérieure du mollet.

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