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DU COL

du larynx que dans celles de la trachée. — Lorsque le blessé n’a pas perdu beaucoup de sang, on fait une abondante saignée, et l'on prescrit une émul siori nilrée. Lorsque les douleurs sont vives et la toux fréquente, il faut répéter les saignées, ou appliquer des sangsues, et donner à l’intérieur du calomel uni à de l’extrait de jusquiamc. Les alimens doivent être toujours liquides. Chez les personnes qui ont tenté de se détruire on doit veiller avec le plus grand soin à ce qu’elles ne dérangent pas l’appareil. Le traitement doit être continué aussi longtemps que les accidens inflammatoires et spasmodiques de la trachée persistent.

Si la cicatrisation ne se fait point complètement, on recouvre la plaie avec des compresses trempées dans l’eau tiède. Lorsque le pus est abondant , et que les forces du malade diminuent, les toniques unis aux narcotiques doivent être prescrits. L’enrouement qui persiste ordinairement après la cicatrisation, disparaît le plus souvent peu à peu. Dans les lésions de la partie cartilagineuse de la trachée il reste, souvent pendant longtemps , une ouverture fistuleuse qui quelquefois parla suite se ferme d’ellemême. Lorsque l’appareil est levé, il faut que le malade évite les fortes inspirations , et se garde de fléchir la tête trop fortement en arrière.

424. Dans les blessures de la trachée parinstrumens tranchans le parallélisme des bords de l’ouverture est facilement détruit, et l’air s’épanche dans le tissu cellulaire. Lorsqu'une légère compression ne suffit point pour empêcher cet épanchement, il faut, avec le bistouri, agrandir la plaie à l’extérieur afin de procurer un passage libre à l’air.

425. Les plaies conluses du larynx ou de la trachée, ainsi que les plaies avec perte de substance, réclament simplement l'application de compresses enduites d’un Uniment adoucissant.

Lorsque les bords de la plaie se recouvrent d’une membrane, et qu’il se forme des fistules aériennes, ce qui arrive souvent à la suite des plaies contuses avec perte de substance, on doit raviver la plaie, et faire une suture entortillée qui affectera, autant que possible, la direction verticale. On a cherché également à fermer ces ouvertures à l’aide d’un lambeau cutané emprunté aux parties voisines.

Lancette médicale, 1831, 26 novemb.

Notices de Frorie. , 1831, n° 692.

426. Dans les plaies de l'œsophage la trachéeartère est complètement, ou du moins en grande partie , ouverte ; dans les plaies seulement parinslrumenspiquansle premier peut être intéressé sans que la seconde ail subi la moindre solution de continuité. Ces plaies peuvent diviser l’œsophage en partie ou eu totalité. Lorsqu’elles sont considérables, les gros vaisseaux et les nerfs sont intéressés, et la mort survient promptement. Lorsque ces organes n’ont point étéatteints, la plaie de l’œsophage peut être très-large, et même l’avoir complètement

divisé, sans cependant être absolu ment mortelle (1). Les plaies de l’œsophage peuvent être reconnues soit à l’aide de l’œil , soit à l’aide du doigt , soit par l’écoulement des liquides que le malade avale, et par la toux très-vive qu’elles déterminent.

427. Lorsque l'hémorrhagie est arrêtée , le traitement des plaies de l’œsophage est le même que celui des plaies de la trachée : des points de suture sont appliqués aux légumens, et la têle fléchie en avant; si la plaie est considérable , les alimens liquides pourront être introduits par le rectum , ou sous forme de bains, mais on devra préférer une bouillie fortifiante portée dans l’estomac à l’aide de la sonde œsophagienne. Pour peu que cette sonde détermine des vomissemens , de la toux , ou des écoulemens de sang, il faut l’éloigner, et se borner aux lavemens et aux bains nutritifs. La soif insupportable que le malade éprouve devra être combattue par des tranches de citron ou d'orange saupoudrées de sucre, qu’on lui laissera mâcher. Lorsque la guérison est avancée , on peut permettre, par la bouche , de la bouillie ou des alimens gélatineux.

La sonde élastique que l’on introduit dans l'œsophage doit être de l’épaisseur du petit doigt, et munie d une espèce d’entonnoir à sa partie supérieure. On l’introduit par le nez ou par la bouche. Ordinairement elle pénètre à la première tentative d’introduction dans la trachée-artère : on s’en assure facilement par le mouvement de la flamme d’une chandelle présentée à l’entonnoir. Dans ces cas on retire la 6onde, et on cherche à l’introduire dans l'œsophage en la portant plus en arrière. On peut la laisser plusieurs jours en place, après toutefois l’avoir assujettie par son extrémité extérieure.

428. Les plaies de l’œsophage guérissent rarement par l'agglutination de leurs lèvres , mais plus souvent par l’adhérence qu’elles contractent avec les parties voisines; et ces dernières font souvent saillie entre les lèvres écartées de la plaie ; on rencontre assez souvent un rétrécissement du canal, quelquefois une dilatation, et, dans l’un et dans l’autre cas, la déglutition est plus ou moins gênée.

429. Les plaies de l’œsophage par inslrumcns tranchans, lorsqu’elles ne sont compliquées d’aucune autre lésion, guérissent souvent sans aucun accident. Lorsque l'œsophage est lésé à sa partie inférieure, les malières alimentaires ingérées peuvent s’épancher dans la cavité thoracique.

430. Les blessures profondes de la partie postérieure du cou peuvent déterminer une paralysie et une atrophie des extrémités; on a rencontré aussi, dans ces blessures, l’atrophie des testicules et la perle complète desdésirs vénériens.

(1) Rust , Beobaclitungen über die Wunden der Lufl. und Spciseroehrc , etc., dans sou Magasin, vol. VU, pag. 262. *

DES TLA1ES

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