‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 72 sur 444 · I)CS PLAIES · texte numérisé non relu

I)CS PLAIES

bandage de corps suffisamment serré. S’il survient un épanchement, on doit tenir la conduite que nous avons prescrite plus haut. Si la plaie suppure , on favorise la sortie du pus, et on soutient les forces du malade.

499. Les plaies de la vésicule biliaire peuvent avoir lieu sans lésion du foie; elles déterminent ordinairement, dans l’abdomen, un épanchement mortel. Dans les cas seuls où, par hasard , la vésicule est adhérente au péritoine la hile peut s’écouler au dehors , et déterminer une fistule biliaire. Dans les épanchemens de bile l’abdomen se tuméfie rapidement, et offre partout le sentiment d’une fluctuation; la respiration est pénible, le pouls petit, accéléré et rentré; les extrémités sont froides et la face blême : ces accidens ne sont nullement amendés par des saignées. Il y a une constipation opiniâtre, des nausées fréquentes et des vomissemeus ; les matières rendues par les selles sont blanches ; le malade est tout entier pris de jaunisse. Les épanchemens de bile sont encore regardés comme absolument mortels. Nous ne possédons qu'un seul cas dans lequel des ponctions répétées ont donné issue à une quantité considérable d’un liquide complètement analogue à la bile. Nous devons cependant faire observer que ce liquide n’a point été chimiquement analysé (1).

Hœring (2) et Emmert (3) ont injecté de la bile dans la cavité du péritoine , et ils ont constamment trouvé une altération notable des fonctions des viscères ; mais les animaux n’en mouraient pas toujours. La bile injectée se trouvait répandue en nappe. De ces expériences il résulte que c’est le principe de la bile qui agit dans ces épanchemens. Ils ont aussi ouvert l’abdomen, incisé la vésicule, et laissé la bile s’épancher dans le péritoine : la mort en était le résultat. 11 faut néanmoins, dans les opérations qu’ils ont pratiquées, faire la part des affections auxquelles ont été soumis les autres viscères qui sortaient par la plaie, et qu’il a été nécessaire de faire rentrer.— Les expériences réfutent aussi l’opinion à'Âutenrieth, qui pensait qu’un épanchement de bile dans l’abdomen amenait la mort par suite de la soustraction du principe acide de ce liquide. — Dans un cas seulement ils ont trouvé que la plaie de la vésicule biliaire s’était cicatrisée.

11 est important de mentionner les expériences de Dupuytren (4) , desquelles il résulte que le6 épanchemens de bile et d’urine peuvent déterminer des accidens mortels, sans que cependant, à l’autopsie, on rencontre aucune trace de ces liquides.

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