‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 87 sur 444 · VIII. Fractures de l’omoplate · texte numérisé non relu

VIII. Fractures de l’omoplate

579. On distingue, à l’omoplate , les fractures de l’acromion, du col de l’os, de l’apophyse coracoïde , du corps de l’omoplate , et enfin de son angle inférieur. Les fractures sont toujours le résultat d’une force très-grande qui a rencontré un pointquelconque de l’omoplate: aussi les accidens déterminés par la contusion sont-ils plus dangereux en général que la fracture elle-même.

580. L’acromion est, de toutes les parties de l’omoplate, celle qui se fracture le plus souvent: Ordinairement la fracture est horizontale, et affecte la base de l’apophyse. Le fragment inférieur est entraîné en bas par le poids du bras ; l’épaule est déprimée , et légèrement portée en dedans; oitsent, au niveau de la fracture , un enfoncement qui disparaît lorsque le bras est éloigné du tronc , et porté en haut dans une direction parallèle à son axe. La crépitation est manifeste à chaque mouvement du bras. Au moment de l’accident le malade sent son bras tomber, et n’a pas la force de le soulever. Pour faire la réduction , et maintenir les fragmens en contact , on se sert d’un coussin dur et conique, que l’on place entre le bras et le tronc, de manière à ce que sa base regarde le coude ; on porte le bras en haut , et on l’assujettit dans celte position à l’aide d’un bandage en oo dont une des anses embrasse le cou, et l’autre le coude du côté malade; une écharpe sert à soulever et fléchir l’avant-bras. Si cet appareil ne pouvait pas être supporté, ce qui arrive quelquefois chez les femmes à fortes mamelles, les tours de bande qui devraient contourner le coude sont appliqués sur le coussin , et embrassent l’aisselle; ou bien encore on fait garder au

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