La réduction s’opère de la manière suivante
(1) Bruenningliausen , fig. 2, 4.
Liston , Edimb. medical andsurgic.il Journal, avril 1S20, pag. 212.
Langenbeck , Noue Eibliotek, etc., vol. Ht, pag. 121.
Brulatour , obs. d’une fracture du col du fémur, etc. Revue méd., déc. 1S2V, pag. 39S.
(3) Langslaff, Medlco-chirurg. Transact., vol, Xlll, part. Il, pag. 487.
un aide fixe le bassin en appliquant ses deux mains sur les crêtes iliaques; un second aide exerce l’extension sur le pied en le portant dans sa position normale. Le chirurgien , placé au côté externe du membre , favorise la rotation du membre en soulevant le grand trochanter, cherche à diminuer la pression des fragmens sur l’enveloppe fibreuse du col , et à rapprocher le fragment inférieur du supérieur par une coaptation convenablement exercée.
ta disposition du Ut sur lequel doit être couché un malade affecté de fracture aux extrémités inférieures mérite toute l’attention. Ce lit ne doit pas avoir plus de trois pieds de large , et ne doit point , vers ses pieds , offrir de bord saillant: au lieu d’un lit de plume , on doit choisir un bon matelas de crin ; un simple oreiller suffit pour reposer la tête ; sous le derrière du malade on doit placer une forte alèze afin de pouvoir le soulever sans secousses lorsque cela est nécessaire. Au plafond de la chambre doit être appendue une corde solide dont l’extrémité inférieure , pourvue d’un morceau de bois transversal , se trouve au niveau de !a poitrine du malade , et peut lui aider à se soulever. — Pour transporter le malade d’un lit dans un autre, ou pour lui faire subir les déplacemens nécessaires , la machine à suspension de Leydig (1) est de beaucoup préférable à toute autre.
623. Pour maintenir les fragmens en rapport on a proposé différens appareils, différentes machines. Leur but est de placer le membre dans une extension permanente, ou dans une position demi-fléchie, avec ou sans extension.
624. Les appareils à extension qui tiennent le membre dans une position rectiligne sont :
1° L' appareil de Desault. — Le caractère principal de cet appareil est de faire une extension permanente. — On enveloppe la cuisse dans l’appareil de Scülïet ; on garnit la jambe au-dessus des malléoles d’une compresse matelassée, par-dessus laquelle on place une forte bande dont la partie moyenne est appliquée au-dessus du talon , et les chefs ramenés sur lo cou-de-pied , puis sons sa plante , et on la confie à un aide. On applique des sachets de balle d’avoine sur les faces interne , antérieure et externe du membre ; sur le premier on applique une attelle, qui, enveloppée, dans l’extrémité interne d'un drap fanon, s’étend delà partie interne et supérieure de la cuisse à la plante du pied; sur le sachet externe on en place une seconde, qui est enveloppée dans l’autre extrémité du drap fanon , et qui s étend de la crête iliaque jusqu’à la plante du pied. 11 faut avoir soin que cette dernière attelle , qui présente, à sa partie supérieure, une échancrure, et, à sa partie inférieure , une échancrure et une mortaise, dépasse le drap fanon par scs deux extrémités. Enfin, sur le sachet antérieur, on applique une troisième attelle, qui s’étend du pli de l’aine au genou. On attache tout l’appareil à l’aide de cinq liens de 111; autour du bassin en passe un bandage de corps étroit qui ne doit pas embrasser la partie supérieure de l’attelle
(l) DerKrankenhcbcr, seine Anwendung un«! Vorlbeite,elç. Mayence, 18 12.