‹ Traité de chirurgie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 131 sur 223 · D. — RÉTRÉCISSEMENTS · texte numérisé non relu

D. — RÉTRÉCISSEMENTS

L'occlusion par rétrécissement simple de l'intestin est plus rare que l'occlusion par cancer.

1° Rétrécissement simple. — On rencontre quelquefois un rétrécissement d'origine congénitale ; il siège alors à la fin de l'iléon et porte sur les trois tuniques de l'intestin.

Les rétrécissements acquis sont des rétrécissements cicatriciels, fibreux; ils occupent la muqueuse et le tissu sous-muqueux.

Quelques-uns sont consécutifs à un traumatisme, ou bien à un étranglement herniaire; d'autres succèdent à l'élimination spontanée de boudins invaginés (Roser, Braun, Bramann), et s'observent plutôt dans l'intestin grêle que dans le côlon.

La cicatrisation des ulcères simples du duodénum peut donner lieu à un rétrécissement de l'intestin avec dilatation pylorique et stomacale; mais ces accidents se confondent avec les accidents de sténose pylorique plutôt qu'avec l'occlusion intestinale.

Toutes les affections ulcéreuses de l'intestin sont capables d'engendrer un rétrécissement : les entérites chroniques, catarrhales ou d'origine stercorale, celles-ci affectant surtout le gros intestin; la fièvre typhoïde, par les ulcérations qu'elle détermine sur la fin de l'intestin grêle; la dysenterie, dont les lésions sont presque spéciales au gros intestin. On pourrait aussi, d'après Ashurst (s), rencontrer dans l'intestin grêle des rétrécissements d'origine syphilitique. Dans quelques cas, l'origine du rétrécissement est difficile à déterminer : Kœberlé a réséqué, en 1881, 2 mètres d'intestin pour quatre rétrécissements échelonnés,

(') Thidierge, Thèse de Paris, 1884, p. l't.

(-) Ashurst, Encyclop. internat, de chir., t. VI, p. 577.

Page 1