SYPHILIS RÉNALE
Au point de vue chirurgical, les altérations syphilitiques du rein sont rares, et la néphrite syphilitique est plutôt une maladie d'ordre médical. Depuis Rayer, jusqu'aux travaux récents de la Société de dermatologie de Paris et de Vienne, I S95-9i-9G(1), on l'a considérée comme telle (Thèse de Régnier, Paris, 1896) (2). Cependant quelques cas de gommes rénales accompagnées d'une augmentation notable du volume du rein ont pu donner le change. C'est en effet la gomme du rein qui prête le plus souvent à l'erreur, elle peut s'accompagner d'une néphromégalie notable accompagnée d'hématurie, et je ne vois pas bien comment elle peut se distinguer d'une tumeur du rein en dehors de la notion de syphilis antérieure, de lésions concomitantes et d'efficacité du traitement. Ces gommes sont rares : dans la syphilis rénale Wagner, sur (35 autopsies, n'en a trouvé que trois; elles sont unilatérales (5), mais il faut bien savoir que Y hémoglobinurie paroxystique est fréquente dans la néphrite syphilitique, et Greene cite un cas où le diagnostic de calcul ou de tumeur pouvait être porté. Israël a signalé quelques faits semblables.