MALADIES KYSTI OU ES DU REIN (GROS REIN POL Y K Y ST I OU E
Rayer, t. III, p. 507. — Laveran, Gazette hebdom., 1870, p. 750, 770. — Michalovitz, Thèse de Paris, 1870. — Cazeaux, Thèse de Paris, 1878. — Sadourin, Arch. de physiol., 1882, p. 03 et 213. — Hommey, Thèse de Paris, 1887. — Lejars, Thèse de Paris, 1888. — Michel, Soc. anatom., 20 janv. 1893. — Lindegger, Thèse de Paris, 1890. — Foa, Giorn. Acad. medic. di Torino, oct. 1890. — Tuffier et Dumont, Gros rein polykystique. Soc. anat, janvier 1898. — F. Roche, Ami. des mal. des org. gén.-urin., nov. 1898. — Newmann et Depage, Ann. des mal. des org. gén.-urin., 1898, p. 727. — J. Ferrand, Reins polykystiques. Soc. anal., mai 1898.
Cette affection ne mérite l'attention du chirurgien que par l'augmentation de volume du rein qu'elle provoque, car toute sa symptomatologie en fait une affection médicale. Elle fut confondue avec les kystes simples jusqu'à Rayer, puis on la regarda comme une conséquence anatomique de la néphrite interstitielle. Ce n'est que plus tard, avec Laveran et Malassez, Corail et Brault, que l'histologie de ces kystes est établie. En même temps les études sur des maladies analogues dans la mamelle et le testicule (maladie kystique du sein et du testicule) ont provoqué de nouvelles recherches qui ont été consignées dans la thèse si remarquable de mon collègue Lejars, thèse à laquelle on n'a plus guère ajouté depuis. Ces recherches n'ont pas encore abouti à établir définitivement l'origine et la nature de l'affection qui nous occupe.
Étiologie. — Nous n'avons à cet égard que des notions banales : l'affection peut être congénitale, intra-utérine, elle peut même coïncider avec une malformation uréthrale (voy. chap. Anomalies). Elle est un peu plus fréquente chez
(!) Robroff, Arch. /'. klin. Chir., t. LVI, p. 819.