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C. - TUMEURS VASCULAIRES DES TEGUMENTS DU CRANE

Anévrysmes vrais, anévrysmes artério-veineux, anévrysmes cirsoïdes, angiomes, constituent la série complète des tumeurs vasculaires et pulsaliles des téguments du crâne. La circulation si riche de cette région, ses sources multiples et ses anastomoses, les changements si complets qu'elle subit durant la vie embryonnaire, les traumatismes enfin, dont elle est si souvent le siège, expliquent suffisamment la fréquence de ces affections. Et, pour certains, les quatre cinquièmes des tumeurs pulsatiles s'observeraient à l'extrémité céphalique.

(') Sur 163 tumeurs du cuir chevelu et du crâne, Gurll on compte U : von Berçmann sur un total de 675 épithéhomas observés par Weber, Thiersch, Billroth, et à la clinique de Dornat de 1842 à 1869, en compte r.6, soit 5,33 pour 100. Heinecke sur 526 épithéliomas observés en douze ans a Erlangen, en trouve 34 siégeant au péricrâne, soit 6,28 pour 100 (Chipault)

(-) Il y avait chez celle malade coexistence de celle tumeur du cuir chevelu "reliée sur une loupe, avec un épithélioma du sein; elle guérit de l'ablation de ces deux tumeurs

[GÊRARD-MARCHANT 1

TUMEURS DES TÉGUMENTS DU CRANE

L'intérêt de leur étude a séduit de nombreux auteurs, parmi lesquels nous citerons :

Ballingall Clin. Lectures. Edinburgh, 1829. — Carlswell, The Lancet, 1856. — Houston, Gaz. méd. de Paris, 1859. — Pétrequin, Acad. des se, 1845. — Chassaignac, Tumeurs de la voûte du crâne. Thèse de concours, 1848. — Robert, Thèse de Paris, 1851. — F.-M. Verneuil, Thèse de Montpellier, 1851. — Décès, Thèse de Paris, 1857. — Broca, Traité des tumeurs, t. II, p. 551. — Heine, Vierteljahrschrif't fur pract. Heilkunde, 1869. — Terrier, Thèse d'agrég. de Paris. 1872. — Roth, Angioma arteriale racemosum am Kopf. Francfort, 1875. — Heinecke, Handb. der allg. und spec. Chir. von Pitlia u. Billroth. Bd III, A. I, L. 1, H. II, S. 22, Jublioar. Erlangen, 1875. — Rizet, Gaz. des hôp., 1878. — Poinsot, Bull, de la Soc. de chir., 1 879. — Richelot, Bull, de la Soc. de chir., 1881. — De SchuttelyEre, Thèse de Paris, 1881. — Le Fort, Dict. encycl. des se. méd., 1™ série, t. XVII. — Du même, art. Cirsoïdes (tum. anévr.) du Dict. encycl. des se. méd., 1" série, t. XXVII. — De Santi, Des tumeurs anévrysmales de la région temporale. Arch. gén. de méd., nov. et déc. 1881. — Franz Koenig, Traité pratique de chirurgie. — Poulet et Bousquet, Traité de pathologie externe, 1885. — Terrier, Revue de chir., 10 janv. 1890

1° ANÉVRYSMES ARTERIELS

C'est, dans l'immense majorité des cas, à la suite d'un traumatisme, qu'on voit se développer les anévrysmes artériels proprement dits; cependant on pourrait, en observer de spontanés, et de Santi en a cité trois exemples, dans son mémoire. Chute sur la tête, coup de pierre, coup de bâton, ou coup de poing, contusions multiples, en sont les causes les plus habituelles. Autrefois la saignée de l'artère temporale, aujourd'hui sortie de la pratique, en était fréquemment le point de départ.

Par son réseau vasculaire si étendu, la temporale l'emporte sur les artères voisines; aussi est-elle le siège ordinaire des tumeurs anévrysmales (Pétrequin, Décès, Malgaigne), Frestel, Ravet, Fisher, Fontagnères, de Santi (56 cas).

Plus rarement la lésion occupe la temporale profonde (Orioli, Dupuytren, Velpeau, Vidal), mais ces cas paraissent douteux à de Santi. Deslongchamps a vu un anévrysme de l'artère sus-orbitaire; Boyer et Laugier, de l'auriculaire postérieure; Malgaigne, Serrier, Richelot, Poulet et Bousquet, de l'artère frontale; enfin l'occipitale n'en serait point exempte (Gichel, Willet, Poinsot, Lane, Lombard, Cisset, Olivarès, Rizzoli).

Symptômes. — Les anévrysmes présentent d'ailleurs peu de particularités : leur siège au niveau d'une cicatrice, leur volume qui peut égaler celui d'une noix, d'un œuf de poule et même d'une orange, surtout leur multiplicité. Cloquet et Malgaigne avaient déjà insisté sur ce fait; l'artère peut revêtir un aspect uniforme, et ses deux bouts présentent souvent une dilatation cylindrique très marquée.

Tantôt la tumeur peut guérir spontanément, par le dépôt sur les parois du sac, de caillots actifs; tantôt, et le plus souvent, elle s'accroît lentement; le sac contracte des adhérences avec la peau, et l'on a pu observer sa rupture, généralement bénigne, car la compression en est facile (Paletta, Bryant, Kcenig).

Diagnostic. - - Les antécédents, le siège de la tumeur, ses caractères au loucher et à l'auscultation en rendront le diagnostic aisé. Cependant un anévrysme de la temporale profonde, dont les battements sont amoindris et masqués par l'aponévrose temporale, pourrait être confondu avec un anévrysme de l'artère méningée moyenne, après perforation de la boîte osseuse. Mais ici on constatera,

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