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POINTS DE REPÈRE

Le problème consiste à déterminer : a, la ligne sylvienne (de la scissure de Sylvius), et 6, la ligne rolandique (du sillon de Rolando). La connaissance de ces deux lignes est suffisante pour la détermination de tous les points de l'écorce.

A. Détermination de la ligne sylvienne. — La ligne sylvienne, et le plan qui lui correspond, part de la suture naso-frontale, c'est-àdire du fond de V angle naso-frontal, pour aboutir à 1 centimètre au-dessus du lambda (fig. 217, N L); aussi Poirier la désigne-t-il heureusement ligne naso-lambdoïdienne, qui est synonyme de ligne sylvienne. Le lambda, le plus souvent très facile à trouver, est situé à 7 centimètres au-dessus de l'inion, c'est-à-dire de la protubérance occipitale externe (4).

Cette ligne naso-lambdoïdienne, et par conséquent le plan qui lui correspond, passe à 6 centimètres au-dessus du conduit auditif externe.

Il n'y a qu'à jeter les yeux sur la figure 217, « pour voir que cette ligne nasolambdoïdienne louche le cap de la troisième circonvolution frontale, suit sur

(;) Poirier, Topographie cranio-cérébrale, in-8». Paris, Delahaye, 1890. — Nous renvoyons à cette publication, pour tout ce qui concerne les questions d'historique, la technique de la trépanation, et les différents procédés employés par les chirurgiens français et étrangers, dans la recherche des centres moteurs de l'encéphale.

Depuis cette époque des travaux importants ont été faits sur ce même sujet : nous nous contenterons de citer les recherches de Chipault, de Mauclaire et Lannelongue en regrettant de ne pouvoir suivre leurs procédés.

C) Le point de rencontre des trois branches du lambda peut être senti au travers des parties molles, à condition qu'il n'y ait ni œdème, ni infiltration qui le masque.

La protubérance occipitale externe ou inion est accessible à la palpation; et lorsqu'elle échappe a la recherche, un mouvement de flexion de la tête la met en évidence, en tendant le ligament cervical postérieur, qui y prend insertion (Poirier).

TitAiTÉ de chirurgie, 2° édit. — III. 57

Fig. 217. — NL, ligne naso-lambdoïdienne ou sylvienne. R, extrémité supérieure de la ligne rolandique.

[ GÉRA RD-MA RCHANT

TOPOGRAPHIE CRANIO-CÉRÉBRALE.

une longueur de 4 à 6 centimètres la portion externe de la scissure de Sylvius, rasant la partie inférieure du lobule du pli courbe (lobule pré-sylvien), traverse à sa base le pli courbe, et aboutit à la suture pariéto-occipitale; elle mérite bien le nom de ligne sylvienne. » (Poirier, loc. cit.)

B. Détermination de la ligne rolandique. — Il suffit de trouver les points extrêmes, de les réunir par une ligne, pour avoir le tracé rolandique (fig. 217 et 218).

Voici, d'après Poirier, les règles à suivre pour déterminer Vextrémité inférieure du sillon de Rolando :

a, Reconnaître et tracer au crayon l'arc zygomatique ;

b, élever sur cet arc une perpendiculaire passant juste au-devant du tragus, dans la dépression pré -auriculaire, et compter à partir du trou auditif 7 centimètres (') sur cette perpendiculaire (fig. 218).

Pour Vextrémité supérieure : a, mesurer avec soin, la distance qui sépare le fond de Vangle naso-frontal de l'inion (protubérance occipitale externe), en suivant bien la ligne sagittale (mé-

- Ml, centre du membre inférieur. — M2, centre du membre cliane) ; b, prendre la moitié supérieur. — F, centre de la face, de la langue. — Pc, centre .. , . ,

visuel. — LPc, lobule du pli courbe. de cette distance a partir du

point nasal et ajouter 2 centimètres (la largeur d'un doigt) et marquer ce point R, qui donne certainement, à 1 centimètre près, le point de la voûte répondant à l'extrémité supérieure du sillon de Rolando (2).

II. — RAPPORTS DES VAISSEAUX ET DES CENTRES PSYCHO-MOTEURS AVEC L'EXOCRANE ET LE CUIR CHEVELU

A. Rapports des sinus avec l'exocrane et le cuir chevelu. — Deux sinus seulement sont à considérer dans leurs rapports avec la surface extérieure du crâne, le sinus longitudinal supérieur, la portion droite du sinus latéral, et leur confluent ou pressoir d'Hérophile; en raison de leurs rapports avec la calotte crânienne, nous les avons dénommés sinus découverts ou accessibles (3).

(l) Ce chiffre de 7 centimètres exprime une moyenne des mensurations effectuées sur des crânes et des cerveaux d'adultes ; il serait trop fort sur les tètes d'enfants ou de tout jeunes gens.

(-) Comme contrôle, ou bien au cas où, pour une cause quelconque, on n'aurait pu déterminer l'inion d'une façon satisfaisante, Poirier conseille encore de prendre sur la ligne sagittale, à partir du sillon naso-frontal, 18 centimètres sur les grosses tètes, 17 sur les petites; le point obtenu répond encore à l'extrémité supérieure du sillon de Rolando.

(*) Gérard-Marchant, Des épanchements sanguins intra-craniens consécutifs au traumatisme, p. 12 et 13. Thèse de Paris, 1881.

Fio. 218. — NL, ligne naso-lambdoïdienne. — R, ligne rolandique.

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