‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 148 sur 211 · DÉTERMINATION DES CENTRES PSYCHO-MOTEURS · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DES CENTRES PSYCHO-MOTEURS

Le sinus longitudinal supérieur suit la ligne sagittale et s'étend (l'avant en arrière de la bosse nasale du frontal, à la protubérance occipitale externe; la longueur de ce sinus est en moyenne de 52 centimètres. Sa largeur moyenne, d'après Poirier, est de 1 centimètre, mais cet te largeur est triplée par la présence des lacs sanguins et des confluents veineux placés sur les côtés du sinus. Donc les appareils de trépan devront toujours être placés, à moins d'indication spéciale, sur les côtés de la ligne médiane antéro-postérieure, au moins à 1 centimètre 1/2 de cette ligne (Poirier).

Le pressoir d'Hérophile, point de jonction des sinus découverts, correspond à la protubérance occipitale externe; il rayonne dans l'étendue de 1 centimètre 1/2 environ autour de la protubérance (Gérard Marchant, loc. cit.).

Le sinus latéral n'est accessible au chirurgien que dans sa portion horizontale ; celle-ci a « en moyenne de 7 à 8 centimètres pour chaque côté; elle répond intérieurement à la protubérance occipitale interne d'une part, et d'autre part à la base de la pyramide qui constitue le rocher; son trajet peut être dessiné extérieurement par une ligne à peu près horizontale, s'étendant de l'inion à la base de l'apophyse mastoïde. D'une façon plus précise encore, on peut dire que la direction de l'arcade zygomatique prolongée en arrière rencontre parallèlement la portion droite du sinus latéral; cette ligne passe à 1 centimètre 1/2 environ au-dessus du conduit auditif externe. Pour avoir le point précis où la portion droite du sinus latéral se continue avec la portion verticale, il suffit de prolonger verticalement en haut la pointe de l'apophyse mastoïde; à l'union delà rencontre de cette verticale mastoïdienne avec l'horizontale zygomatique, correspond la partie intermédiaire aux deux portions horizontale et verticale des sinus droits. » (Gérard Marchant, loc. rit.)

La largeur du sinus latéral est de 1 centimètre 1/2.

B. Rapport du tronc de l'artère méningée avec l'exocrane et le cuir chevelu ('). — Sur l'apophyse zygomatique, à égale dislance du bord postérieur de l'apophyse montante du malaire et du trou auditif, élever une perpendiculaire, trépaner sur cette perpendiculaire, à 5 centimètres au-dessus de l'apophyse zygomatique (fig. 218, Mm).

La rondelle osseuse devra être détachée avec beaucoup de précaution, à cause du parcours intra-pariétal de l'artère à ce niveau; autant que possible, les deux bouts de l'artère seront liés, car le bout périphérique est uni à la branche postérieure par de nombreuses et larges anastomoses (Poirier).

C. Rapport des centres de localisation avec l'exocrane et le cuir chevelu. — Après avoir tracé la ligne naso-lambdoïdienne et la ligne rolandique, bien peu de points du cerveau échappent à une déterminal ion précise, qui sera faite extemporanément avec la plus grande facilité.

Prenons pour exemple, avec Poirier, les centres connu* :

Membre inférieur. — Tiers supérieur de la ligne rolandique, en ayant soin de se tenir à 2 centimètres de la ligne médiane, pour éviter le sinus et atteindre le cerveau en un point qui permettra d'explorer le bord de l'hémisphère et le lobule paracentral (en Ml, fig. 218).

Membre supérieur. — Tiers moyen de la ligne rolandique, de façon que la couronne empiète un peu plus en avant qu'en arrière de la ligne (en M2, fig. 218).

(') Il est exceptionnel d'avoir à lier le tronc de l'artère méningée moyenne, les épanchements de la zone décollable prenant leur source dans la lésion d'une des branches. (Voy. epanchements sanguins.)

GÉRARD-MARCHANT

DIFFORMITÉS ET VICES DE CONFORMATION DES OS DU CRANE

Une couronne contiguë à celle-ci et placée en avant découvrirait le centre des mouvements de l'écriture (pied de la deuxième frontale, agraphie).

Face. — Langue. — Tiers inférieur de la ligne rolandique, en prenant comme centre l'extrémité même de la ligne (en F, fig. 218). Une couronne contiguë et placée en avant découvrira entièrement la partie postérieure de la troisième frontale.

Lobe temporal. — Entre la ligne sylvienne et le conduit auditif, très près de la ligne sylvienne, si l'on cherche le centre de la mémoire, des sons, de la parole (surdité verbale); juste au-dessus du conduit auditif, si l'on soupçonne un abcès dans le lobe.

Pli courbe. — Centre visuel. — Sur la ligne sylvienne, à 6 centimètres du lambda (en Pc, fig. 218).

Lobule du pli courbe. — Sur la même ligne, à 9 centimètres du lambda, la couronne sera placée juste au-dessus de la ligne (en LPc, fig. 218).

Le sinus latéral suit la ligne qui va du trou auditif à l'inion; au-dessus de la moitié antérieure de cette ligne, c'est encore le lobe temporal; au-dessus de la moitié postérieure, c'est le lobe occipital, et ces deux lobes sont limités en haut par la ligne naso-lambdoïdienne.

Cervelet. — -Au-dessous de la ligne allant du trou auditif à l'inion, mais à 1 bon centimètre au-dessous de cette ligne, pour éviter le sinus latéral, c'est le cervelet. Plus pratiquement encore, joindre par une ligne droite le sommet de l'apophyse mastoïde à la protubérance occipitale externe, et trépaner au milieu de cette ligne; il faudra traverser une couche musculaire assez épaisse, mais l'ouverture répondra à la partie centrale du cervelet, et au point déclive de la fosse cérébelleuse (')• (Poirier.)

Page 1