‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 106 sur 237 · B. — VICES DE CONFORMATION CONGÉNITAUX · texte numérisé non relu

B. — VICES DE CONFORMATION CONGÉNITAUX

Les arrêts de développement ayant été déjà mentionnés (*), il me reste à décrire les ankyloglosses et le renversement de la langue en arrière.

Fournier(s) a parlé de faits obscurs de longueur exagérée de la langue, sur lesquels il est inutile d'insister.

1° Ankyloglosse. — Les adhérences congénitales de la langue sont divisées en latérales, supérieures et inférieures.

L'ankyloglosse latéral, jusqu'à nouvel ordre, est douteux.

Dans Y ankyloglosse supérieur, on cite des observations de Lapie (*), Busnel, Levret, où il y avait entre la langue et le palais de larges adhérences faciles à décoller avec le manche d'une spatule : la nature exacte de ces faits reste obscure. Il y a un cas plus net de Diaz Illera (5), où existaient de véritables brides qu'il fallut sectionner : cela provenait sans doute de lésions pathologiques, ulcéreuses, et non d'un vice de développement.

L' ankyloglosse inférieur, au contraire, semble bien relever d'un vice de développement : on le divise en total et partiel.

Dans Y ankyloglosse total, la muqueuse passe directement du rebord gingival sur la langue : Levret, Franck, Bouisson, Duplouy (8), Lucas Championnière, U. Trélat ont vu ainsi la langue tout entière incluse dans le plancher buccal. Chez un enfant observé par Serninf), une petite étendue de la pointe était

(*) Bernard, Acad. de méd., Paris, 11 août 1825. Rev. méd., 1825, t. IV, p. 161. (*) Voy. Absence, p. 42; Bifidité, p. 24.

(3) Fourmer, art. Cas rares du Dict. en 60 vol., Paris, 1813, p. 149.

(4) Lapie, Acad. roy. de c/iir., éd. in-4, t. III, p. 16. Paris, 1757.

(5) Diaz Illera, Joum. des conn. méd., Paris, 1887, p. 559.

(6) Duplouy, Bull, et mém. de la Soc. de chir., Paris, 1883, n. s., t. IX, p. 457.

(7) Sernin, Acad. roy. de chir., éd. in-4, t. V, p. 414. Paris, 1774.

Page 1