‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 118 sur 237 · PHLEGMON DIFFUS PÉRI-PHÀRYNGIEN · texte numérisé non relu

PHLEGMON DIFFUS PÉRI-PHÀRYNGIEN

artère secondaire. A priori, on est porté à croire que les hémorrhagies médiocres, mais répétées, doivent provenir d'une petite artère : mais on se souviendra que dans des cas de ce genre Pitts, Messiter, ont trouvé une perforation de la carotide interne.

Traitement. — 11 faut ouvrir rapidement le foyer, dès que le pus est collecté. Cette ouverture se fera soit par le pharynx, soit par la région angulomaxillaire suivant le côté où l'abcès pointe le plus. Si Ton incise par la face interne, il faudra s'assurer avec soin qu'on ne sent pas battre en ce point un vaisseau artériel.

En cas d'hémorrhagie, il serait important de reconnaître exactement la source du sang, de façon à lier suivant le cas la carotide externe ou la carotide primitive. Mais ce diagnostic étant en général impossible, il vaut mieux, dans le doute, lier d'emblée la carotide primitive, conduite qui a donné quelques succès, par exemple à Chassaignac, à Ehrmann, à Pepper.

3° ABCÈS ÀNTÉRO-PHARYNGIENS

Je ne ferai que signaler ces abcès, situés entre le pharynx et la face postérieure du larynx; ils sont encore peu connus et succéderaient surtout à des inflammations laryngiennes.

Leurs signes fonctionnels ressemblent beaucoup à ceux des abcès rétropharyngiens inférieurs. L'œdème de la glotte y est relativement fréquent. Le toucher permet de déterminer le siège exact de la collection et d'établir ainsi le diagnostic.

L'incision ne peut guère être faite qu'avec un instrument à pointe recourbée, guidé sur l'index.

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