‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 141 sur 237 · FISTULES SALAIRES · texte numérisé non relu

FISTULES SALAIRES

On désigne sous le nom de fistules sativarres des fistules cutanées commune quant avec l'appareil salivaire et laissant écouler' la salive au dehors.

Ces fistules peuvent exister au niveau de la parotide ou au niveau du canal de Slénon.

Duphoenix, Morand et Louis, Observ. sur les fistules du canal salivaire. Mém. de VAcad. roy. de chir., éd. in -4*. Paris, 1757, t. III, p. 431. — Lours, Nouvelles observations sur les Ûstules salivaires, ibid., éd. in-4*. Paris, 1774, t. V, p. £63. — Déguise, Nouveau procédé de traitement de fistules saliv. Bull, de la Faculté de méd., Paris, 1811, n* 2, p. 40. — Observation sur une fistule salivaire du canal de la glande parotide, etc. Journ. de méd., Paris, 1811, t. XXI, p. 271. — Percy, Rapport sur une observation relative à .un procédé particulier, etc., par M. Déguise. Bull, de VAcad. de méa\ de Paris, 1811, n° 1, p. 44. — Delhez, Dissertation sur les fistules salivaires. Thèse de Paris, 1811, n° 38. — Arrr, Del metodo di trattare le flstole salivari. Op. scient, di Bol., 1818, t. III. — Dupons (J.-A.), Histoire du canal de Sténon et de ses fistules. Thèse de Strasbourg, 1823. — Capellb, Causes et symptômes des fis* tules salivaires. Thèse de Paris, 1839, n* 324. — Sciimidt, Quelles sont les causes et les symptômes des fistules salivaires? Thèse de Paris, 1843, n8 101. — Cadot (L.-F.), Des fistules salivaires de la parotide et du canal de Sténon. Thèse de Paris, 1872, n* 483. — Ledon, Des fistules de la parotide et du canal de Sténon. Thèse de Paris, 1870, n* 45. — Martin (£.), Étude clinique sur le traitement des fistules du canal de Sténon. Revue de la Suisse rom., Genève, 1883, p. 449 et 497. — Kaufmann, Zur Behandlung der Speichelflstel. Deutsche Zèitschrift f. Chirurgie. Leipzig, 1883, t. XVIII, p. 286. — Tussan, Fistules de la parotide, etc. Thèse de Lyon, 1884-1885, n° 251. — Pris, Considérations sur les fistules du canal de Sténos et de leur traitement. Thèse de Paris, 1883, n* 127. — Mollière (D.), Note sur la chirurgie des voies salivaires. Lyon médical, 1887, t. LIV, p. 30.

A. — FISTULES SALIVAIRES PAROTIDIENNES

Étiologie. — Les fistules salivaires parotidiennes sont souvent déterminées par les plaies accidentelles ou chirurgicales de la glande (ablation de tumeurs parotidiennes, opérations sur la branche de là mâchoire, etc.).

Rarement il s'agit d'une lésion superficielle telle qu'un abcès cutané ou sous-cutané, une ulcération syphilitique ou tuberculeuse qui envahit la glande.

Quelquefois ces fistules sont consécutives à l'ouverture d'abcès parotidiens, en particulier de ceux qui se développent autour de concrétions calculeuses contenues dans les granulations glandulaires. Pour D. Mollière ('), il s'agirait souvent d'infections microbiennes ascendantes par le canal de Sténon. Au point où ce canal se divise se développeraient quelques phénomènes inflammatoires, de là oblitération momentanée de quelques canalicules, production de tumeurs salivaires par rétention, inflammation puis ouverture à l'extérieur de ces tumeurs.

Symptômes. — Ces fistules se rencontrent dans tous les points de la

(*) Mollière (D.), Note sur la chirurgie des voies salivaires. Lyon médical, 9 janvier 1887, t. LIV, p. 39.

région parotidienne ; on les a même observées en dehors des limites de celle-ci, au niveau d'une fusée d'abcès parotidien, par suite d'une lésion de la glande parotide accessoire. Elles sont, d après D. Molli ère, précédées par une tumeur salivaire à marche lente, à volume variable d'un jour à l'autre, tumeur très fluctuante et peu douloureuse. Pendant la période qui précède immédiatement l'ulcération, la tumeur est recouverte par une peau rouge et amincie, si bien que l'on peut croire à de petits abcès tuberculeux ou à des kystes sébacés enflammés. La tumeur ouverte spontanément ou par le chirurgien, la fistule est créée.

Pendant les premiers temps elle donne un liquide séro-purulent ; plus tard le liquide devient transparent et s'écoule sous forme de petites gouttes transparentes; il est peu abondant lorsque le malade ne mange pas, sa quantité augmente pendant la mastication sans cependant jamais atteindre Celle du liquide qui s'écoule des fistules du canal de Sténon. L'écoulement peut être temporairement arrêté par une tuméfaction inflammatoire des bords de la fistule, par un accès de fièvre. La fistule est le plus souvent unique, à orifice très petit, généralement au centre d'une fongosité ulcéreuse ('). Il n'y a pas de douleur, la peau avoisinante est ordinairement saine ; on l'a vue exceptionnellement décollée, offrant une teinte rouge vineux.

• Terminaisons. — Pronostic. — Ces fistules, si Ton en croit les auteurs du Compendiwn(*), se terminent habituellement par l'occlusion spontanée. Après quelques semaines et dans certains cas, après quelques mois de durée, l'orifice se resserre, fournit de moins en moins de liquide, puis disparaît; on l'a vu se rouvrir une ou deux fois, avant de se fermer définitivement. Le pronostic est donc beaucoup moins grave que dans les fistules du canal de Sténon.

Diagnostic. — Le diagnostic sera fait plus loin en même temps que celui des fistules du canal de Sténon.

Traitement. — L'excision des deux lèvres de la fistule et la réunion immédiate des bords de la solution de continuité, une autoplastie, sont des moyens auxquels on n'a guère recours dans les fistules glandulaires de la parotide.

La compression très vantée par Jobert, pour lequel c'était le seul moyen curatif(5), est aussi délaissée. On se contente le plus souvent de quelques cautérisations légères avec le nitrate d'argent, le thermo-cautère, etc. D. Mollière, se fondant sur les données physiologiques de Cl. Bernard, qui déterminait l'atrophie du pancréas par l'injection de corps gras dans son intérieur, a entrepris de guérir des fistules salivaires parotidiennes par des injections d'huile

(') Dans une observation de Cadot, Des fistules salivaires de la parotide et du canal de Sténon. Thèse de Paris, 4872, n° 483, le malade avait cependant des fistules en pomme d'arrosoir.

(*) À. Bérard, Denonvilliers et Gosselin, Compendium de chirurgie pratique, Paris, 4852-1861, t. III, p. 782.

(5) Jobert, Fistules salivaires. Arch, gén. de méd., Paris, 1838, 3e sér., t. III, p. 69.

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aseptique dans le lobule malade; il à ainsi obtenu un succès. Dans des cas absolument rebelles,; Fano* le professeur S. Duplay, ont créé une voie artificielle vers la bouche, ce qui n'est possible que si la fistule est très antérieure.

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