TUMEURS SOLIDES DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE
On a décrit au niveau de la glande sous-maxillaire des adénomes, des chondromes, des sarcomes, des épilhéliomes, des carcinomes (squirrhe et encéphaloïde). Il est probable que, dans la grande majorité des cas, on a eu affaire à des tumeurs mixtes, dans lesquelles tel ou tel élément avait pris un développement plus considérable (J). La complexité de tissus de ces tumeurs est du reste établie dans un mémoire de Ncpveu.
De Landeta (J.-B.), Réflexions sur quelques tumeurs sublinguales. Thèse de Paris, 1863, n* 4. — Talazac, Des tumeurs de la glande sous-maxillaire. Thèse de Paris, 1869, ir* 54. — Bouheben (J.-P.), De l'extirpation de la glande et des ganglions sous-maxillaires. Thèse de Paris, 1873, n* 296. — Duplay (S.), Adénome de la glande sous-maxillaire. Arch. gén. de méd.. Paris, 1875, t. I, p. 601. — Siieaf (E.), Lympho-sarcome de la glande sous-maxillaire. The Lancet, London, 1877, t. I, p. 801. —De Marignac, Enchondromc primitif delà glande sousmaxillaire. Bull, de la Soc. anal., Paris, 1877, p. 50. — Nepveu, Mémoire sur les adéno-chondromes de la glande sous-maxillaire. Bull, et iném. de la Soc. dechir., Paris, 1879, nouv. sér., t. V, p. 699. — Jouliari) (R.), Du cancer de la glande sous-maxillaire. Thèse de Paris, 1887-1888, n* 14.
Étiologie. — On a dit que le chondrome débutait ordinairement à un âge peu avancé (quinze à vingt-cinq ans), le sarcome aux deux extrêmes de la vie, les autres tumeurs dans l'âge mûr et la vieillesse.
Le sexe parait sans influence sur leur production; on a signalé comme causes occasionnelles le traumatisme, la grossesse, etc.
Marche. — Terminaisons Symptômes. — Dans les premières phases de leur développement, les diverses tumeurs de la glande sous-maxillaire présentent à peu près les mômes caractères. Le malade constate dans la fossette sous-maxillaire, en dedans et au-dessous de l'angle de la mâchoire, l'existence d'une tumeur du volume d'un haricot à une noisette, faisant,
(!) Nous ne reviendrons pas ici sur lcvs tumeurs solides des glandes sublinguales, qui ont été étudiées dans le chapitre : Maladies du plancher buccal, voy. plus haut, p. 387. (*) Voy. plus haut, p. 115.