‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 174 sur 237 · ABOUCHEMENTS ANORMAUX · texte numérisé non relu

ABOUCHEMENTS ANORMAUX

Les abouchements anormaux de l'œsophage dans les voies aériennes présentent deux variétés, suivant que la communication existe seule ou qu'elle s'aeeom pagne d'une oblitération du bout supérieur.

A. Oblitération avecabourlii'mi'nt anormal. — ■ Ces cas sont de beaucoup les plus fréquents. L'abouchement trachéal porte toujours sur le bout inférieur.

Quant au bout supérieur, il peut manquer complètement, une eloison se formant en arrière du voile du palais (pièce de M. Duval et île Hervé) ; le plus souvent il existe sous forme de eulde-sac descendant plus ou moins bas. Suivant les cas, ce cul-de-sac se termine librement, adhère à la trachée ou est uni au bout inférieur par un cordon musculaire.

Le bout inférieur, perméable, s'ouvre dans la trachée, généralement au voisinage de la bifurcation des bronches, quelquefois plus haut, vers le milieu de la trachée ou plus bas dans la bronche droite.

L'orifice de communication est parfois 1res petit, laissant a peine passer un stylet; d'autres fois il est long et de forme variable, uvnlaire, semi-lunaire ou fissurai. 1

Aux symptômes de l'imperforalion se joignent, dans ces cas, ceux de la l'oinmuniealion Irachéale qui se caractérise par des vomissements de matières stomacales mélangées d'eau.

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La gastrostomie est le seul traitement à opposer à ces oblitérations arec abouchements anormaux.

B. Fistules œsophago- trachéales. — Dans ces cas l'œsophage est perméable, mais il existe entre sa cavité et celle des voies aériennes une communication sous forme de fissure d'étendue variable, siégeant juste au-dessous de l'orifice sous-épiglottique ou plus bas.

Les accidents, qui traduisent cette complication, sont surtout d'ordre respiratoire et se manifestent à chaque déglutition par de la dyspnée et de la toux. L'enfant peut vivre toutefois pendant quelque temps ; un petit malade de Lamb vécut sept semaines; la mort survient à la suite des lésions inflammatoires pulmonaires, que détermine la chute continuelle des matières alimentaires dans les voies respiratoires.

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