‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 229 sur 237 · II. — ANÉVRYSMES ARTÉRIO-VEINEUX · texte numérisé non relu

II. — ANÉVRYSMES ARTÉRIO-VEINEUX

Les anévrysmes artério-veincux, très rares, ne présentent guère d'intérêt chirurgical. Dans les 6 observations relevées par Poinsot, 3 fois la lésion des vaisseaux avait été produite par un coup de feu (Robert, Walmann, Letenneur); 3 fois par un instrument tranchant (Bérard, Larrey, Posada Arango).

L'anévrysme artério-veineux se présente ici avec tous ses signes habituels, thrill, souffle continu, etc., qui ne permettent guère d'hésitation dans le diagnostic.

Ces anévrysmes ne grossissent pas, ou, du moins, leur accroissement est si lent que le pronostic doit être regardé comme peu grave. C'est sans doute pour cela qu'on a considéré la formation de ranévrysme artério-veineux comme une terminaison heureuse des plaies de l'artère et de la veine sousclavière.

Le traitement devra consister simplement à protéger la tumeur contre les violences extérieures. L'abstention opératoire est ici une règle absolue.

(•) Heatii, Anévrysme de la sousclavière traité par l'amputation de l'épaule et l'introduction d'aiguilles dans le sac. Société royale de médecine et de clinique de Londres. Brit. tned. Journ.y 1880, t. I, p. 205. — Anévrysmc consécutif à un traumatisme (fracture de côtes), désarticulation du bras; l'anévrysmc continue à augmenter, introduction de 0 fines aiguilles en croix laissées pendant quatre jours, ranévrysme durcit. Le malade étant mort de bronchite intercurrente, on trouva le sac presque rempli de caillots fibrineux et ne communiquant avec l'artère que par un petit orifice situé au voisinage de la 1™ côte fracturée.

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