KYSTES ACQUIS
tumeur; des accidents de compression peuvent forcer à opérer d'urgence (!).
Différentes méthodes ont été employées dans le traitement des kystes du cou.
La ponction simple, répétée à diverses reprises en différents points de la tumeur, a donné des succès à César Hawkins, à Follin, à Devalz, à Gosselin. Elle ne reste le plus souvent qu'une méthode palliative, destinée à combattre des accidents de compression, en diminuant le volume de la tumeur. Elle doit être toujours rigoureusement aseptique, pour éviter l'infection si facile de ces kystes.
Les injections de teinture d'iode, applicables aux kystes uniloculaires ou pauciloculaires, ont amené la guérison dans des cas rapportés par Fano, par Tillaux, par Thibierge, par Trendelenburg. Mais elles peuvent provoquer des accidents (Sédillot), de même que l'injection de chlorure de zinc employée par Pinner.
Nous ne parlerons que pour mémoire de la discision sous-cutanée, proposée par Jules Roux, pour détruire les cloisons des kystes multiloculaires et permettre de faire l'injection iodée ; le séton, le drainage, sont aussi des procédés dangereux à cause des accidents d'infection qu'ils peuvent provoquer.
\J ouverture simple, Y excision partielle des parois précédée de leur affrontement et de leur suture à la base de la tumeur (Nélalon), doivent être aussi rejetées comme des moyens insuffisants et dangereux (Lannelongue).
L'extirpation est la méthode de choix. Elle peut être rendue très difficile par la présence de prolongements profonds multiples et par les adhérences aux gros vaisseaux. Elle doit donc être conduite avec la plus grande prudence, par une dissection minutieuse. Si l'extirpation totale est absolument impraticable, Lannelongue conseille l'extirpation partielle, la récision de la tumeur, car on peut espérer, après l'ablation de la plus grande partie de la masse, la régression des prolongements que l'on n'aura pu enlever.
L'électrolyse enfin qui semble avoir donné un résultat encourageant, dans un cas de grosse tumeur inopérable, peut être essayée avec précaution, mais les faits ne sont pas assez nombreux pour permettre de juger cette méthode.