‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 33 sur 237 · D1PL0GÉNÈSE FACIALE ET TER ATOMES · texte numérisé non relu

D1PL0GÉNÈSE FACIALE ET TER ATOMES

celles qui lui sont unies seulement par un pédicule fibreux, comme l'a vu (joubaux sur un animal (!).

(*) Il vient de paraître, au moment où je donnais le - bon à tirer » de cet article, un livre Tort important de Lannelongue et Ménard, intitulé : Affections congénitales, t. I, tête et cou (Maladies des bourgeons de V embryon, des arcs branchiaux et de leurs pentes). On le voit, c/est exactement le sujet que je viens de traiter, mais on le trouvera développé dans ce volume avec une ampleur que je ne pouvais — que je n'aurais d'ailleurs pas su — lui donner. Certains chapitres sont d'ordre purement scientifique, et je signalerai ceux qui concernent la cyclocéphalie, l'otocéphalie, l'opocéphalic. Pour compléter ce que j'ai dit, je donnerai, d'après ce livre extrêmement riche en faits personnels et en bibliographie, des renseignements sur quelques points.

Une des questions dont l'étude est la plus neuve (à part les atrophies déjà mentionnées des bourgeons faciaux) est celle des kystes et fistules dermoïdes du dos du nez. Daprès Lannelongue, ces fistules et kystes sont d'origine crânienne et non point faciale, il faut les rapprocher des kystes de la glabelle, de l'inion. Ils sont dus, en effet, à un défaut de soudure de la rainure ectodermique postérieure (neurale) de l'embryon. Mais juste audessous de l'extrémité de cette gouttière, qui s'arrête à la glabelle, naît le bourgeon frontal, de là descendant à la face. Or, dans sa descente, le bourgeon est capable d'entraîner, même jusqu'à la pointe du nez, l'extrémité restée béante de la rainure crâniorachidienne ; et voilà pourquoi ces fistules dermoïdes conduisent dans un trajet toujours ascendant, capable de s'engager dans le frontal au niveau de la glabelle et même d'aller jusqu'au contact de la dure-mère.

Pour toutes les malformations faciales, Lannelongue a de nombreuses observations personnelles. En particulier je mentionnerai trois kystes intermandibulaires; une fistule remarquable du frein de la lèvre supérieure.

Pour le bec de lièvre, je ne puis que remercier mon éminent maître d'avoir confirmé dans ses grandes lignes la théorie d'Albrecht, théorie à la démonstration de laquelle je m'étais attaché ; et d'avoir bien voulu analyser longuement les divers mémoires que j'ai consacré à cette étude.

Dans ce livre, il y a un point qui diffère assez notablement des idées que j'ai émises sur le rôle des invaginations thyroïdiennes dans la genèse des kystes et fistules de la base de la langue et de la région thyro-hyoïdienne. Lannelongue et Ménard ne nient d'ailleurs, nullement que cette invagination puisse jouer un rôle, mais à leur sens c'est tout à fait exceptionnel. Mais je ferai observer, pour les kystes linguaux et sublinguaux surtout, que les auteurs ont omis une division que je crois importante. Ils réunissent en un même chapitre les kystes médians de la langue et de la région sus-hyoïdienne. Or il est bien certain que le canal de Dochdalek n'a rien à voir avec les kystes dermoïdes de la pointe de la langue et du plancher buccal. Mais je crois que l'on doit l'invoquer pour expliquer les kystes et fistules médians et mucoïdes de la base de la langue et de la région thyro-hyoïdienne.

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