‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 3)Chapitre 99 sur 108 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Nous parcourrons successivement l'histoire des lésions traumaliques du sinus maxillaire, de ses lésions vitales et organiques.

r PLAIKS — CONTUSIONS — FRACTURES

Des instruments piqua)it,'<, tranchants ou conto)idan(s, des projectiles d'armes à feu, peuvent produire une plaie pénétrante du sinus maxillaire. Celle-ci s'accompagne d'une solution de continuité des téguments, d'une fracture Je la paroi, et d'un épanchement de sang dans la cavité du sinus.

La lésion peut rester limitée au sinus (tel est le cas cité par Béclard. dan* lequel l'extrémité ferrée d'un parapluie avait pénétre directement dans Tantre d'Highmore), ou bien, intéresser encore les parties voisines du sinus.

Les fractures de la paroi aniéneure du sinus sont généralement commioutives et s'accompagnent d'un enfoncement des fragments : un épanchement sanguin, l'existence de corps étrangers, la suppuration, la nécrose des parois, une fistule, constituent les complications immédiates ou lointaines des fractures.

venlion. Mais, ainsi que le démontre la suile de Tobservation, il s'agissait d^une lumeur maligne, télangiectasique de la paroi du sinus.

Chez une malade de Dupuytren n'existait-il pas une tumeur de la face et une saillie du globe oculaire en dehors de Torbite? Les classiques ne parlentils pas de douleurs dans la mâchoire, de développement d'une tumeur, ou de l'accroissement de celle qui s'était manifestée dès le début? — Ce sont là des allures cliniques très opposées à celles de l'hématome.

Aussi nous semble-t-il prudent d'attendre des faits bien observés, avant d'écrire l'histoire des hématomes non traumatiques du sinus maxillaire.

Le traitement est le môme que celui qui convient aux abcès du sinus maxillaire.

ô» CORPS ÉTRANGERS

Les coi*ps étrangers, les plus divers, ont été signalés dans le sinus maxillaire. Une balle (Desprès), un clou lancé par une arme à feu (Bordenave), des esquill&t nécrosées, des matières alhneniaires, un bourdonnet de charpie, un drain (observation personnelle), un bout ferré de parapluie (Béclard), ont été trouvés dans cette cavité : une dent qu'on cherchait à extraire, une canule engagée dans le trajet alvéolaire, ont pu s'enfoncer dans le sinus : on y a vu dex vers lombrir:i, et Laugoui parle encore de calculs, formés spontanément dans l'intérieur du sinus maxillaire.

La voie de pénétration de ces corps étrangers est variable : les uns, ceux qui accompagnent un traumatisme, pénétrent, par une voie accidentelle, à travers la face malaire du sinus.

Par la voie dentaire (ablation de la deuxième molaire) ont pénétré le^i dents, les matières alimentaires et les pièces à pansement. Le malade que nous avons observé, à la Charité, alors que nous étions chef de clinique de Trélat, portait depuis plus de vingt-cinq ans, un drain, oublié dans la cavité do son sinus.

Par les voies culturelles s'étaient introduits les vers, les lombrics, trouvés à Tautopsie par plusieui's auteurs, et qui pondant la vie n'avaient donné lieu à aucun phénomène réactionnol.

Les corps étrangers du sinus peuvent être longtemps tolérés sans amener aucun trouble, comme nous venons de le voir : mais, dans la grande majorité des cas, ils occasionnent une suppuration du sinus maxillaire, et s'a4*C(mipagnent d'une fistule persistante.

Il faudra donc pratiquer l'exploration des fistules du sinus maxillaire, avei* \c stylet, rechorcher les commémoratifs, et, si on ne trouve aucune dos causes habituelles, soupçonner U7i corps étranger. L'exploration, par tériairage des cavités de la face, pourra être très précieuse, pour arriver au diagnoslic.

J.e traitement consiste à extraire le corps étranger par une voie large, c'est-à-dire parla voie malaire, et, celui-ci extrait avec un instrument approprié. il restera peu de chose à faire, pour obtenir la guérison de la fistule (voy. Traitement des abcès du sinus maxillaire,)

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