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ade majorité des cas. Sur il2 autopsies de sujets, morts d'autre chose
que d'une maladie du CîFcijm, Maurin (') a Irouvé U\ cas dans lesquels la surface externe du cœcura adhérai l complètement, ces adhérences indiquant qu'il y avait eu, à une époque antérieure, une typhhte et une pérityphlite terminées par résohilion. Le pronostic doit cependant éti-e réservé, dans une certaine mesure, parce (jue la typhliie et la pérityphlite sont 1res sujettes à récidiver, sous rinfluence des méuies causes occasionuellcs qui leur ont une première fois donné naiîssance; et aussi parce que les adhérences péricmcales peuvent être l'origine d'accidents d'occlusion intestinale par brides ou par vices de position de Fintestîn p^réle.
Il est encore une catégorie tic malades chez lesquels le pronostic doit être réservé, pour un autre motif, ce sont les sujets ayant dépassé Và^e moyen de la vie, et chez lesquels la cause de la typhlite et de la pérityphlite reste obscure. Quand on ne trouve pas, pour expliquer la phlegmasie caecale, une coprostase manifeste, il faut toujours se demander s'il n'y a pas, dans le
I caecum, un cancer au début ou un foyer tuberculeux.
Lorsque la pérityphlite a suppuré, soit par continuité de tissu, soit par issue des germes infectieux au travers des parois caecales enflammées et
[altérées, soit enfin par le fait d'une perforation, le pronostic est toujours
> sérieux, quelles que soient, du reste, les ressources thérapeutiques dont nous disposions aujouj^d'hui, La guérison peut, à la vérité, s'observer encore, soit
I par résorption de Tcxsudat, s'il n'est pas trop considérable, soit par évacuaion spontanée dans une cavité naturelle, ou même à la peau; mais des comations redoutables sont possibles : la péritonite généralisée, par perforation; la propagation Je l'inHammation au tissu cellulaire de la fosse iliaque et
[de la région lombaire; l'infection générale de 1 économie; les suppurations
J intarissables, etc. Nous reviendrons sur c^^s complications, en traitant des
I suppura lions d origine appendiculaire.
Traitement. — Dans la typhlite simple, produite par une coprostase, les [indications sont bien nettes : il faut désol>slruer le caecum, et ici les purgatifs sont tout il fait de mise. Il est bien rare que l'huile de ricin, h doses Blionnées, 5 grammes d'heure en heure, n'amène pas une évacuation. Si es purgatifs, aidés de l'adniinisl ration de lavements, restent impuissants et [si Tocclusion devient m en ai; a a te, on peut recourir au lavement électrique- En Imérac temps, on combattra rinllammation périctecale par les applications [glacées, maintenues en permanence, ou bien encore par les applications très L chaudes. Les sangsues donnent aussi de très bons résultats.
Lorsque la typhlite ne paraît pas relever directement de la coprostase, lors- Iqu'il y a quelque doute sur la participation ou la non-participation de Tappen- Idice, il faut proscrire cette médication évacuante qui pourrait être dangereuse» lEn pareil cas, c'est e^ l'emploi méthodique de l'opium qu'il faut recourir : on Itdministrera, de deux heures en deux heures, 2 centigrammes d*extrait thé- )l>aïque, jusqu'à la dose de 20 centigrammes dans les vingt-quatre heures, pour llin adulte. L'application de la glace ou de l'eau 1res chaude, en permanence,
(*) Maurin, Thèse citée, p. 50.
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sur la région cœcale, ou même rapplication de sangsues, ne devront pas être négligées en pareil cas.
Enfin, lorsque la pérityphlite arrive à suppuration, ou lorsqu'il se produit quelque complication péritonéale, Tintervention chirurgicale s'impose. Je n*y insiste pas ici, car les considérations dans lesquelles je vais entrer, à propos des suppurations d'origine appendiculaire, peuvent s'adresser, sans réserve, aux pérityphlites suppurées dont le point de départ est dans le cœcum.