PEUT ÊTRE LE SIÈGE
!• Hernies petites et moyennes. — Quand on est en présence d'une hernie de petit ou de moyen volume, qu'elle est devenue depuis peu irréductible el qu'elle donne Heu à des accidents, vomissements, constipation, douleur de ventre, il s'agit ou d'une hernie intestinale ou intestino-épiploîque étranglée, ou d'une hernie purement épiploïque enflammée ; en se dégag'eant de toute question de doctrine el de toute conception purement théorique, le problème doit toujours être ramené à cette alternative.
Or l'épiplocèle enflammée est caractérisée par une tumeur qui se possède ni la tension, ni la sensibilité spéciale au niveau de son pédicule que préseote une hernie étranglée : sa consistance est celle d'une tumeur solide, parfob empâtée, sous une fluctuation superficielle que donne dans certains cas le liquide accumulé dans le sac.
Au point de vue des symptômes, elle ne détermine qu'un malaise général k peine marqué ; les vomissements manquent presque toujours, et, dans tous les cas, il y a continuation des émissions gazeuses par l'anus.
En recourant aux commémoratifs, on apprend le plus souvent que la hernie était, depuis un temps plus ou moins long, irréductible en partie; parfois elle a été le siège d'accidents analogues à celui qu'elle présente, accidents qui se sont terminés spontanément au bout de quelques jours.
Dans ces conditions et dans ces conditions seules on est admis à porter le diagnostic de hernie épiploïque enflammée.
Dans tous les cas où la tumeur est tendue et douloureuse vers son pédicule, où il existe des vomissements, où le cours des matières et les évacuations gazeuses par l'anus sont interrompus, où il y a une sensation de souffrance abdominale, des nausées, du malaise général, de l'anxiété, on doit conclure à l'existence d'un étranglement.
C'est la constatation des phénomènes fonctionnels qui entraîne ici la conviction; parmi ces derniers, l'absence d'émissions gazeuses par l'anus a laplu> grande importance ; jointe à l'anxiété et à l'état nauséeux que présentenlles malades, l'arrêt complet des gaz suffit à établir l'existence d'un étranglement herniaire. Les caractères physiques de la tumeur peuvent au contraire induire en erreur, car souvent il arrive qu'une hernie renfermant une notable qnantil^ d'épiploon contienl également une petite anse d'intestin profondément située et très étroitement étranglée.
On ne doit d'ailleurs pas croire à la légère à l'existence d'une épiplocèlc pure, simplement enflammée ; cet accident est rare et, lorsqu'il se présente, sa physionomie ne permet pas de le confondre avec une hernie intestinale étranglée. Quand il y a le moindre doute sur ce point, on peut être sûrquf derrière une certaine quantité d'épiploon on trouvera de l'intestin étrangla dans la hernie.