‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892Chapitre 187 sur 236 · B. - TRAITEMENT DES ACCIDENTS · texte numérisé non relu

B. - TRAITEMENT DES ACCIDENTS

Les indications générales de ce traitement étant les mêmes que pour toutes les hernies étranglées, nous n'avons qu'à relever les quelques points par où le traitement des hernies crurales étranglées se signale par quelque trait particulier.

Le taxis est plus infldèle dans la hernie crurale que dans les hernies inguinales; la petitesse de la tumeur, la profondeur de son pédicule expliquent la diffîculté qu'on éprouve à bien diriger les manœuvres de réduction. C*est pour cette variété de hernies que Max Schede avait surtout préconisé son procédé de taxis forcé; on sait que de telles pratiques entraînent plus de dangers que l'opération faite en temps opportun; on ne s'attardera donc pas au taxis dans la hernie crurale. Mais, après s'élre convaincu de son inefficacité par quelques pressions exercées avec précaution, si la date des accidents permet encore d'y avoir recours, on procédera de suite à l'opération. Je signale seulement comme curiosité, le moyen mis en usage par M. Roux (de Lausanne) (') qui, dans un cas de hernie crurale étranglée, put atteindre l'orifice herniaire par le toucher vaginal, accrocher l'intestin avec le bout du doigt et le réduire par une traction exercée de dedans en dehors.

^opération de la kélotomic pour les hernies crurales a soulevé jadis les plus vives controverses; c'est principalement à l'occasion de ces hernies qu'a été préconisée la méthode de réduction par débndement externe^ sans ouverture du sac, pratique dont l'initiateur a été J.-L. Petit. Ainsi que l'on peut s'en assurer par les chifTres qu'AfTre a réunis dans sa thèse, le débridement externe a donné pour la hernie crurale des résultats supérieurs à ceux qu'on obtenait à celte époque par l'ouverture du sac : ainsi 259 hernies crurales opérées par la méthode de Petit ont fourni 180 guérisons et 59 morts, soit 75 pour 100 de succès. Cette proportion de guérisons est bien supérieure à celle que fournit l'opération du débridement envisagée d'une façon générale, mais elle n'est pas plus élevée que celle qui correspond aux opérations pratiquées avec ouverture du sac en temps opportun, c'est-à-dire moins de quarante-huit heures après le début des accidents ; or c'est toujours dans ces délais qu'on pratique le débridement externe. Toutes les fois que l'étranglement est ancien et qu'on peut

0) Roux, Rev. méd. de la Suisse rom,^ février 1884.

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