‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892Chapitre 30 sur 236 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Le sternum est composé de trois pièces reliées par des articulations qui varient, suivant l'âge et les sujets, du type amphiarthro-diarthrose jusqu'au type synchondrose en passant par Tamphiarthrose pure. Physiologiquement cet ensemble se comporte comme s'il constituait un os unique. Aussi les chirurgiens le considérant comme tel ont-ils méconnu assez longtemps les luxations. Aurran (de Rouen) en \11\, en avait publié une obsenation qui passa à peu prés inaperçue. On ne décrivait que des fractures lorsque parut en 18i2 le Mémoire de Maisonneuve qui traça le premier l'histoire des luxations. Malgaigne bientôt reprit cette étude avec i2 observations. La thèse de Raguel (Paris, 1880) porte à 2.') les observations publiées.

Les fractures de leur côté étaient connues depuis longtemps. Celse les a signalées, et elles ont été décrites ensuite par Paul d'Égine, A. Paré, J.-L. Petit, Sabatier, pour ne citer que les principaux auteui*s. En i862, Gurlt qui en fit un hislorique complet en réunit 75 cas. Sutherland, à Paris, en a fait le sujet de sa thèse inaugurale en 1887.

La distinction entre la fracture et la luxation des diverses pièces du sternum les unes sur les autres est devenue classique. La plupart des traités consacrent un article distinct à chacune de ces lésions. Peut-être est-on allé trop loin dans cette voie. Étant donné le peu de mobilité et l'imperfection des articulations sternales, on peut considérer au point de vue chirurgical la luxation comme une fracture avec déplacement, sans esquilles. A part cette notion anatomique d'une dislocation articulaire tout est commun aux deux genres de lésion : étiologie, mécanisme, symptômes, traitement. Nous les décrirons ensemble pour éviter des répétitions inutiles.

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