A. — ATROPHIE
I>ans Kalrophie des mamelles, le mamelon est normalement conformé, et Ton De remarque rien de spécial pendant 1 enfance. Mais au moment de la puberté le sein ne se développe pas. Toutefois, on ne peut considérer Tatrophie comme complète que si aucune poussée congestivc ne se produit du côté de cet organe pendant la grossesse, et si la sécrétion lactée ne s'établit pas. L'atrophie complète est assez rare; mais Tétai rudimentairc est très fréquent. Nombre de femmes sont dans Fimpossibilité de nourrir; comme rallaitemcnt est la fonction de la glande mammaire, toutes les fois que cet allaitement est impossible, on fsl en droit de dire que le développemenl do Forgane est incomplet. L*ano* malic porte tantôt sur les deux glandes, tantôt sur une seule. Puech cite un exemple d*élxit rudimentairc unilatéral, Engstrom {*) en rapporte deux.
Les causes de cet arr^t de développement sont multiples. M est parfaitement
{*) E.MisTBOM, Ann. de gffnie.^ fèvr. tSSD, p. 8 t.
établi qu'une inflammation frappant la mamelle pendant Tenfanee et surtout dans les premiers jours de la vie peut entraîner une destruction plus ou moins complète du tissu glandulaire. La mastite des nouveau-nés est donc une des causes de Tatrophie des mamelles, et c'est pour cela que son pronostic n'est pas indifférent.
Parfois l'atrophie des mamelles est liée à un développement incomplet des organes génitaux. D'après Puech, elle serait presque constante quand l'utérus reste à l'état fœtal ou infantile (*). Au contraire, l'étal rudimentaire des glandes mammaires est exceptionnel quand l'utérus reste à l'état embryonnaire. Cette contradiction s'expliquerait, d'après Scanzoni, par ce fait que les ovaires sont habituellement normaux lorsque l'utérus est embryonnaire.
Mais on observe aussi l'atrophie des mamelles chez des femmes d'ailleurs bien conformées. On accuse alors la chlorose, la syphilis héréditaire (*), la tuberculose, le crélinisme. Cette atrophie fait partie de l'ensemble de symptômes qui caractérise les dégénérés et les infantiles. Cette anomalie peut se transmettre héréditairement : Puech en cite un exemple. Il n'est pas irrationnel de supposer que, dans les familles où l'habitude de l'allaitement mercenaire est depuis longtemps établi, la suppression fonctionnelle de l'organe puisse amener son atrophie et peut-être, dans un avenir éloigné, sa disparition.