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On y voit combien les résultats se sont progressivement améliorés, surtout depuis qu'on a posé en principe la nécessité du curage axillaire. Pour certaines statistiques, les résultats vrais sont encore plus beaux que le tableau ne l'indique. Mn^ï, dans la statistique de Rotter, le chiffre de 12 J pour 100 est obtenu en rapportant le nombre des malades guéries depuis plus de trois ans au nombre des opérées qui n'ont pas succombé à l'opération. Or cela est évidemment
(■/ O» a tenté divers traitements jusfjuVi présent sans siiccèi? pour les cancers rnopé- Wibks, Les inacuJalions d'érysipèle ïiYïïvI jamais guéri un seul careinome, mois en revanche fBfs tint lue au moins une nuilniïe, — L. Fleighenfel», Arrfu f, klin. ihir., L XXXVI [, p. ic>4, — Les injections de jj\octanine préconisées réccairacnt par Mbsetiig n*ont pas tenu <^e q»i'cUe« avaient paru promellre.
vicieux, puisqu'il y a bien des malades qui ne sont opérées que depuis moins de trois ans. Si Ton compte seulement les 40 qui sont opérées depuis plus de trois ans, on voit que le chiffre des guérisons durables s'élève à 52,3 pour 100. Ces résultats superbes seraient encore plus beaux si la sécurité opératoire actuelle n'avait pas forcément conduit à reculer de plus en plus la limite de l'opérabilité, c'est-à-dire à opérer bien des cas très avancés qu'on n'aurait pas opérés autrefois. Ils s'amélioreront encore quand le diagnostic plus précoce permettra d'opérer plus tôt, quand on fera, mieux encore qu'on ne le fait, une opération adéquate au mal. Et l'on peut être sûr que Macnamara(*) est resté beaucoup au-dessous de la vérité, lorsqu'il a dit qu'en opérant les carcinomes du sein de bonne heure on guérirait radicalement un quart des malades.
On voit donc qu'à l'heure actuelle il est antiscientifîque de mettre en doute la possibilité de guérir chirurgicalement le cancer du sein. On n'a plus le droit de dire, ce que cependant on répète souvent : « les cancers on les opère, mais on ne les guérit pas. » La doctrine consolante de la curabilité opératoire du cancer du sein est établie sur des bases scientifiques indiscutables.
Il me reste à indiquer quels sont les résultats du traitement opératoire dans les cas où l'on n'obtient pas de guérison durable. Eh bien, môme dans ces cas, le bénéfice est indiscutable. Broca estimait à six mois le prolongement de la vie dû à l'opération. Monod l'estime à dix mois. Gross arrive au même chiffre, d'autres également. D'après Sibley (*), la durée de la vie après le début du mal est de trente-deux mois pour les non-opérés et de 53 pour les opérés. D'après Williams (^), elle est de 44,8 mois pour les ^non-opérés et de 60,8 pour les opérés. Sous une autre forme, Fink nous dit : dans la quatrième demi-année qui suit le début du mal, on trouve pour les non-opérés 72,2 pour 100 de morts; et 27,0 pour 100 de vivants; au contraire, parmi les opérés, 55,9 pour 100 de morts et 46 pour 100 de vivants. Le bénéfice de l'opération est donc très manifeste, et l'augmentation de la durée de la vie due à l'opération est de 16 à 21 mois.
(») Macxamara, BriL med, Journ,, 1888, l. I, p. 104C et 1101.
(*) Sibley, cité par Williams.
(5) Williams, Lancet, 1889, t. II, p. 72.
TUMEURS DE h\ RÉGION' MAMMAIRE,
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