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suivant le siège du déplaceuieul ; dans la forme la i)lus couiniune, iléo-csecale, elle peut varier de quelques centimètres à presque toute la longueur du gros intestin: la valvule iléo-c;eeale, formant la tète de l'invagination, arrive quelquefois dans le rectum et sort même [)ar l'anus après avoir retourné le cœcum, le côlon ascendant, transverse et même descendant. Dans l'invagination colique pure on observe les mêmes variations.
Les déplacements de riitteslin (jrèle seul atteignent rarement de grandes dimensions; il en est de même pour les invaginations iléo-coliques. Dans cette dernière variété on ol)serve (luelquefois des dispositions complexes comme lorsque l'extrémité du bomlin formée par la valvule iléo-ciecale laissant passer la fin (le liléon, s'invagine, à son tour, dans le (•;ecum et les côlons.
Étiologie. — C.\uses prédisposantes. — Age. — Suivant Leichtenstern le maximum de fréquence s'observe pendant les premières années de la vie, surtout du quatrième au sixième mois. La fréquence diminue ensuite rapidement à partir de la cinquième année pour rester la même de six à quarante ans. Trêves (p. ;2i7) dit que o5 pour 100 des cas d'invagination ont été rencontrés avant l'âge de dix ans. et la moitié de ces cas, environ '25 pour 100, pendant la première année de la vie. ^^'iggin, sur 105 observations d'invagination infantile qu'il a réunies, trouve que oO pour 100 des cas ont été observés pendant les 4«, b' et G*^ mois. Il est même possible, suivant la remarque d'Hirschsprung (cité par Rafînesque, p. 89), que la fréquence chez les tout petits enfants soit plus grande encore, nombre d'invaginations étant prises pour des entérites infantiles. Enfin on peut se demander, avec Cruveilhier (^), si un certain nombre de coliques « dites venteuses et autres qui prennent subitement, avec une grande violence, et cessent de même », ne seraient pas dues à une invagination passagère. Ces faits ne sont pas rares, mais l'hypothèse de Cruveilhier, comme il l'avoue lui-même, échappe à toute démonstration.
L'invagination peut se déclarer chez le nouveau-né: Rafînesque cite un cas de Markwick dans lequel les symptômes ont paru dater à peu près de la naissance, et Pigné(-) a présenté à la Société anatomique l'observation d'un fœtus mort-né qui avait cinq invaginations : elles étaient déjà anciennes, car, au niveau du déplacement, il y avait rétrécissement et transformation partielle en tissu fibreux: au-dessus, l'intestin était dilaté.
On a cherché si quelque disposition anatomique n'expliquait pas la grande fréquence des invaginations pendant le premier âge : d'après Rilliet, le ca?cum serait moins adhérent à la fosse iliaque chez les jeunes enfants que dans la seconde enfance et l'âge adulte: de plus, la musculature du gros intestin étant peu développée, la faible résistance de la paroi ca?cale se joindrait à la laxité des ligaments pour favoriser l'invagination iléo-ca'cale et le déplacement en masse.
Sexe. — L'invagination intestinale atteint beaucoup plus souvent les garçons que les filles : Rilliet, sur 25 cas, rencontre 22 garçons et 5 filles; Smith, sur 47 cas, en attribue 52 aux garçons et 15 aux filles. Gay, sur 256 cas observés pendant la première année de la vie, trouve 165 garçons et 95 filles. Les statistiques de Smith et de Gay établissent donc que l'invagination est environ deux
(') Cruveilhier. Anatomie pathologique, t. I, p. 5"24. {-) PiGNÉ, Bull, de la Soc. anat., 1847, p. 250.
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