COMPRESSIONS
rosloniac ol le diapliraiiiiie (Li('I);iiill, Tlirsc dr Paris. ISSl': TrrNcs, p. I.'T ol suiv.) ol remplir loiite la cnvilé abdoniinalo cii i-cconvranl prosqur coinplèlemcnl le paquet inlesliiial refoiilé en arrière. Meleliiori ('j a vu une anse sio;moïde dilatée atteindre 40 cenlinièlres de circonlerenee. L'anse dislendue s'altère : elle prend une eoloralion noirûlre: parfois, la séreuse séraille: l'éraillure peut intéresser la couc lie nuisculaire. en res])eelanl la muqueuse, mais il n'esl pas prouvé qu'elle j)uiss(' allei* juscpTà la iJorfoialion (Trêves). Si la maladie se proloui^e, des plaques de gangrène se montrent et une perforation ne tarde pas à se produii'o.
Le mésocôlon tordu est épaissi, violacé ou rouge foncé, quelquefois boursoullé et sillonné de vaisseaux dilatés.
Un fait remarquable, c'est la fréquence de la périlonile : d'après Trêves, elle commencerait toujours sur l'anse, pour se généraliser de là au reste de l'abdomen. Dans 17 observations, pour lesquelles l'état du péritoine était noté (sur 20 observations qui composent son relevé), Trêves trouve Lo fois de la péritonite. Rarement la péritonite est consécutive à une perforation : c'est une simple inflammation diffuse (Trêves).
Au point où l'anse est tordue, des adhérences s'établissent bientôt et le déplacement devient irréductible. Des perforations, par ulcération ou par gangrène, peuvent aussi se faire à ce niveau, ou un peu au-dessus; c'est encore là l'un des modes pathogéniques delà péritonite suraiguë.
5" Coudures. — Une flexion permanente de l'intestin, sur son bord mésentérique, peut causer l'occlusion intestinale. La plicature donne lieu à la formation d'un éperon saillant dans la cavité intestinale et perpendiculaire à son axe. Le plus ordinairement, ces coudures sont dues à l'adhérence des deux parties d'une anse, ou bien à l'adhérence d'un point du bord convexe de l'intestin, soit à la paroi abdominale, soit à un organe voisin : la partie fixée se trouvant immobilisée ne peut plus suivre les changements de position du reste de l'intestin, et il s'établit une inflexion angulaire dont le sommet correspond au point adhérent.
Dans certains cas, la plicature est rendue permanente par un épaissi ssement, inflammatoire ou autre, de la paroi.
Quelquefois, enfin, la coudure succède à la réduction d'un étranglement herniaire, lorsque, par le fait d'adhérences, l'anse conserve la position qu'elle avait dans le sac. Tel le cas communiqué par Nicaise à la Société de chirurgie (-) : un malade après avoir été opéré de hernie étranglée succomba à des phénomènes d'occlusion, et l'on trouva, à l'autopsie, les deux parties de l'anse restées accolées par des adhérences; l'éperon, produit par la plicature, n'avait pas permis le rétablissement du cours des matières.
B. — COMPRESSIOXS
Dans cette classe d'occlusions, l'agent mécanique, extérieur à 1 intestin, arrête le cours des matières par striction ou par pression. Tantôt, l'intestin est comprimé ou étreint sur une surface étroite: tantôt, au contraire, sur une surface large :
(') Melchiori, Bull, de la Soc. de cltir., 1860. Rapport de Giraldès. (-) Nicaise, Revue de chir., 1881, p. 54.
lAD. JALAGUIER.-i
:m OCCLUSION par obstacle mécamoul.
A. Compressions étroites. — Les compressions éli-oiles constituent, avec rinvas^inalion, une des causes les plus communes d'occlusion. Il sagit d'un étranglement véritable, en tout comparable, au point de vue de son évolution et de ses etTets, à l'étranglemenl herniaire.
L'intestin peut être étrang-lé par des bridcx accidentelles, résultant d'inflammations localisées du péritoine, (jui sont, le plus souvent, des pelvipéritonites, et aussi, mais plus rarement, des périiyphlites. Parmi ces brides, les unes sont courtes et adhérentes par leurs deux extrémités, soit à deux points voisins de la l)aroi abdominale, soit à lun des viscères contenus dans l'abdomen, de manière à constituer une sorte de pont, sous lequel une anse d'intestin peut s'engager; les autres sont lonyuo^, de manière à pouvoir s'enrouler autour de l'intestin. Dans certains cas, au contraire, c'est l'intestin qui s'enroule ou qui se coude sur la bride, à laquelle il est comme suspendu. Suivant Trêves, la plupart deces brides sont des cordons fibreux, du volume d'une sonde n" 4 ou n° 6; cependant Terrier(') a fait la laparotomie pour un cas dans lequel la bride avait le volume du petit doigt.
D'après Fitz(-), les prétendues brides accidentelles ne devraient pas être attribuées, aussi souvent qu'on le fait, à une inflammation antérieure du péritoine: elles résulteraient très fréquemment de la persistance de quelques débris des vaisseaux omphalo-mésentériques.
Il faut rapprocher de ces étranglements par brides purement accidentelles, les occlusions par une frange épiploïque adhérente à la paroi abdominale, au voisinage de l'ombilic ou d'un orifice herniaire, ou même au mésentère, comme dans une observation de Berger (^); ainsi que les occlusions par la trompe de Fallope, par le pédicule d'un kyste ovarique opéré, mais surtout par l'appendice iléo-ciecal ou par un diverticule de l'intestin grêle.
Les étranglements par diverticulcs méritent plus ({u'une simple mention :
Le diverticule de Meckel est un vestige du canal vitellin qui, normalement, disparaît, chez l'embryon humain, vers la huitième semaine de la vie intra-utérine. Le pédicule de ce canal persiste, quelquefois, sous forme d'un diverticule qui s'insère constamment sur la dernière portion de l'iléon, à une distance variable de la valvule iléo-cœcale. D'après Augier (^), auteur d'une bonne thèse sur ce sujet, on le trouverait environ I fois sur àU (6 fois sur 500 autopsies). Le diverticule s'implante, le plus souvent, sur le bord convexe de l'intestin; quelquefois sur une des faces latérales; très rarement au niveau de l'insertion du mésentère. Sa structure est celle de l'intestin grêle. Sa longueur varie de 2 à 16 centimètres (Augier); il se termine par une extrémité arrondie ou conique, quelquefois par une véritable ampoule piriforme. Cette extrémité est libre et flottante, ou bien adhérente, soit intimement, soit par quelques tractus plus ou moins larges, à l'ombilic ou à un autre point de la paroi abdominale, au mésentère, au caecum, ou bien à l'iléon lui-même. Parmi ces adhérences, les unes, comme celles qui se font au voisinage de l'ombilic, sont le reste d'un état em.bryonnaire, les autres sont le résultat d'inflammations antérieures du diverticule.
(') Terrier, Bull, de la Soc. de chir., 1879, p. 56i. (-) FiTZ, Amer. Journal of med. sciences, juillet 1884. (^) Berger, Bull, de la Soc. de chir., 1880, p. COI. (*) Augier, Thèse de Paris, 1888, p. 7.