‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 4)Chapitre 127 sur 143 · I. — PÊRIOSTITE BLENNORRHAGIQUE · texte numérisé non relu

I. — PÊRIOSTITE BLENNORRHAGIQUE

La pêriostite blennorrhagique est rare. C'est au cours de la chaudepisse que l'on voit survenir des tuméfactions douloureuses, passagères, du périoste, particulièrement au niveau de la crête tibiale (nous les avons également constatées du côté des os du tarse et surtout du calcanéum). Ce sont toujours, dans ces cas, des gonflements transitoires, n'amenant jamais de lésions du tissu osseux sous-jacent, ne suppurant dans aucune circonstance. Des observations de cette nature ont été publiées par Fournier, et plus récemment, en 1891, M. Raynaud (') rapportait le fait d'un blennorrhagien présentant, le dixième jour, au niveau de la tubérosité antérieure du tibia et du gros orteil gauche,

(') R.^Y>'.\UD, Bulletin médical de l'Algérie, octobre 1891.

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une tuméfaction douloureuse, qui ne cédait que cinq mois plus tard. La même année. Ozenne (') publiait une observation à peu près analogue, alors que des phénomènes de synovite blennorrhagique coïncidèrent avec des tuméfactions périostiques de même nature. Quel est le mécanisme intime de ces manifestations à distance de la chaudepisse ? il est difficile de le dire. Il semble volontiers que l'on doive, à l'heure actuelle, attribuer ces métastases à des infections surajoutées.

Quoi qu'il en soit, ces localisations sont rares, elles ont un pronostic particulièrement bénin, elles ne comportent aucune indication thérapeutique spéciale, en dehors du repos, de la révulsion locale, etc., et peut-être de l'iodure de potassium à l'intérieur.

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